Tu veux ou tu veux pas

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Résumé

Dans Tu veux ou tu veux pas, Lambert (c’est son prénom), est sex addict. Du moins il l’était car il a réussi à passer de 6 rapports sexuels par jour à aucun pendant des mois. Ancien pilote de ligne, il est devenu thérapeute de couple. Mais par un grand hasard, il se retrouve en équipe avec la belle, la sensuelle, la nympho Judith. Tout se complique pour lui !

Bande-annonce

Analyse

Lambert a suivi un programme ADAS (anagramme de DASA) qui l’a aidé à sortir de sa dépendance au sexe. Il est abstinent depuis presque un an. Bel espoir pour ceux qui cherchent à retrouver une sexualité calme et sereine.

Le conseil conjugal

Aborder la dépendance par le biais du conseil conjugal, j’ai trouvé ça intéressant. Parler à des couples en difficulté permet de voir la relation de Judith et Lambert dans un miroir : « le sexe c’est capital », « dur d’être continent quand on est un homme »… De plus, Judith est très intuitive et s’en sort plutôt pas mal ! La spontanéité ça a du bon, surtout quand elle met les pieds dans le plat et touche tout de suite la corde sensible (souvent le sexe).

En revanche elle ne se rend pas du tout compte que l’état de la sexualité d’un couple dépend aussi de la santé du couple. Le sexe est à la fois cause et conséquence de cette santé du couple.

Les blessures de l’enfance

Le film esquisse une analyse des causes des problèmes sexuels des deux héros sur fond de comédie grand public: tous les deux ont eu des problèmes avec leur père. C’est bien amené, ça m’a plu.

Des personnages surjoués

Le jeu des acteurs est celui de la comédie romantique grand public : les rôles sont un peu surjoués. Sophie Marceau par exemple est magnifique mais comme dit Patrick Bruel alias Lambert, même quand elle est habillée, elle a l’air d’être nue ! Et elle ne s’habille qu’avec des vêtements dont on a l’impression qu’ils vont exploser dès qu’elle bouge… Bref, elle en fait vraiment beaucoup. Et elle le fait bien. C’est caricatural mais finalement efficace !

La mère de Lambert n’apporte pas grand chose à mon sens, si ce n’est peut-être au niveau des blessures de l’enfance de son fils.

Les Dépendants Affectifs et Sexuels

Ce groupe est un peu caricaturé et tourné en ridicule (surtout vers la fin). C’est dommage car c’est lui qui a aidé Lambert à sortir de sa dépendance.

L’amour pour s’en sortir

L’amour simple, vrai, c’est finalement ça qui aide Judith à prendre conscience de sa dépendance et à s’engager sur le chemin de la guérison. Elle a finalement très peur de se laisser aimer et a même oublié ce que c’est qu’aimer !

Conclusion

Ce film m’a plu comme une comédie sympa avec un sujet intéressant. J’ai passé un bon moment.

Ne vous méprenez pas, ce n’est pas un film sur l’addiction au sexe ou au porno. C’est une comédie romatique sur fond d’addiction au sexe.

Il me semble que c’est la première fois dans un film français que l’on parle autant des « sex-addicts » , on entend même à la fin un homme qui se dit « porno-addict ». Rien que pour ça, c’est une première !

Un commentaire

  1. Burrhus 20/12/2017 à 19:16 - Répondre

    Bonjour.
    J’ai été bien déçu par ce film. Pourtant, grand fan de Sophie Marceau et de Patrick Bruel. En conclusion il y a un peu le message : consomme du sexe et tu n’auras plus le problème que tu t’inventes. J’ai trouvé cela décevant.
    Après, comme le dit l’article, le film a le mérite de parler de la question.

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