Pourquoi arrêter le porno ?

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Pourquoi arrêter le porno ?

L'ile aux plaisirs dans 'Pinocchio' ©DisneyLe sexe virtuel peut-être défini de plusieurs façons. On parle de « softporn », de « hardcore », de « charme », ou encore « d’érotisme ». Le dépendant à la pornographie comprend vite que tous ces termes sont intimement enchevêtrés et désignent un tout pour lui. On ne devient pas accro au porno en tombant dans la marmite d’un coup. On en goûte un peu comme on lèche la cuillère après avoir fait un bon gâteau au chocolat. Ensuite, on en prend un peu plus souvent, puis un peu plus… Jusqu’à se rendre compte un jour que l’on est drogué et dépendant.

On trouve beaucoup de site qui incitent à éviter la pornographie mais après tout pourquoi ? Il n’y a pas de mal à se faire du bien disait mon grand-père.

Il ne faut pas la rejeter par principe mais comprendre vraiment pourquoi on veut s’en débarrasser. Après réflexion, j’ai pu distinguer 3 raisons principales qui font de la pornographie une mauvaise herbe à éradiquer de nos vies :

  1. Le porno chosifie l’être humain
  2. Le porno devient vite une drogue
  3. Le porno isole

Le porno chosifie l’être humain

Faites le test si vous ne l’avez jamais fait : dès qu’une jolie fille bien apprêtée, fraîche et sexy passe dans la rue, ne vous attardez pas à la dévisager. Regardez plutôt les hommes autours : une grande majorité va, non seulement poser les yeux sur elle, mais en plus, la toiser des cuisses à la poitrine. Elle sera réduite à son corps.

  • Le porno laisse une image fausse de la femme. Les images véhiculées dans le cadre de la pornographie sont le plus souvent celles de femmes toujours et immédiatement disponibles, parfaitement épilées, sensuelles et entreprenantes. Or une femme n’est pas toujours disponible, a besoin de temps et n’a pas forcément envie d’être « prise » sur le sol de la cuisine. Cette dernière expression reflète d’ailleurs bien l’aspect de « consommation » lié à la pornographie. C’est la femme l’objet principal du porno. Les scènes sont bien souvent filmées par l’homme dont on ne voit pas le visage quand il n’est pas carrément flouté !!
  • Le porno laisse une image fausse de l’homme. L’homme quand à lui est « performant », bien membré et l’acte peut durer, durer… et ce, dans de multiples positions. En général, l’acte sexuel n’a rien à voir avec ça. Beaucoup d’adolescents en arrivent à complexer de la taille de leur sexe alors que ce n’est pas la taille qui compte. Sur certaines vidéos, l’homme en scène est parfois menteur (je pense à ces pseudo scènes amateurs où l’homme se fait passer pour un faux agent de l’industrie du porno) et pervers (adepte de filles trop jeunes et qui sont censées avoir plus de 18 ans). Vous pouvez ainsi croire que vous êtes un peu comme ces hommes qui jouissent sous vos yeux. D’ailleurs, ne jouissez-vous pas aussi comme eux ?
  • Le porno laisse une image fausse de la relation sexuelle. Je crois qu’une relation sexuelle, pour être saine, est a minima, empreinte de complicité, si ce n’est d’amour. Ça peut être une distraction, un bon moment en couple en toute simplicité et sans chichi, mais s’il n’y a aucune complicité entre les deux partenaires, on glisse vite vers un manque de sens et de respect. La relation sexuelle, pour être épanouissante, doit être un moment de partage, à deux, qu’il dure toute la nuit ou toute la vie… Enfin, c’est mon avis.

Le porno devient vite une drogue

Le porno n’est pas illégal. Il surfe sur une pulsion naturelle liée à la survie de l’espèce : la reproduction. La dépendance est donc très pernicieuse et difficile à éliminer à première vue. Je me demandais toujours comment arrêter de me masturber car on a toujours le matériel sous la main à moins de s’émasculer (ce que je déconseille, il y a d’autres solutions). Le désir est là lui aussi et surgit souvent quand on s’y attend le moins.

On trouve beaucoup de défenseurs de la pornographie. On trouve aussi beaucoup de défenseurs du cannabis ou du binge dringking, parceque c’est cool et que ce n’est sûrement pas mauvais. Si vous estimez bien vivre la pornographie, très bien. Si vous aimez cela, sans en abuser, très bien, vous n’êtes sûrement pas porno-dépendant. Quelle chance ! Mais n’allez pas dire partout que ce n’est pas une drogue ou que ça ne peut pas être une drogue. Tant de personnes sont brisées par le cannabis ou l’alcool. De même, des millions d’hommes et de femmes ont leur vie brisée par la pornographie. Alors oui, je suis sûr que la pornographie rend dépendant. J’en parle pour l’avoir vécu. Toute habitude excessive peut mener à une addiction.

L’industrie l’a d’ailleurs bien compris et en profite pour faire de l’argent. Beaucoup d’argent. Comme l’ensemble des drogues de la planète, la pornographie est très, très lucrative. Elle représentait en 2010, 37% du trafic Internet mondial…


Le porno isole

IsolementOn parle, pour décrire la masturbation, de plaisir solitaire. Au stade de la porno-dépendance, je ne crois pas que l’on puisse parler de plaisir solitaire. J’utiliserais plutôt le terme “d’habitude isolante”. L’isolement n’est pas forcément visible, il est avant tout invisible. L’égocentrisme du début (mon plaisir, où je veux, quand je veux) se transforme avec le temps en une prison psychologique. Cet isolement se manifeste par une absence au moment présent (au travail, avec son conjoint, ses amis…), un besoin de s’isoler pour consommer de la chair en image (voir en chair et en os), un besoin de se masturber sans même en éprouver une once de plaisir (oui oui, l’orgasme devient tellement routinier qu’il n’est alors plus qu’une sensation sans un vrai plaisir associé) !

On veut s’en débarrasser mais on se sent seul sans pouvoir en parler.

Si enfin il vous faut d’autres raisons, lisez pour qui arrêter et puis les témoignages de dépendants et de co-dépendants.


Pour aller plus loin

Avant j'étais accro au porno


L’île aux plaisirs dans ‘Pinocchio’ ©Disney

90 Comments

  1. arthur 12/07/2014 at 02:10 - Reply

    C est totalement bidon, nous sommes tous different, je me masturbe une a deux fois par jours devant un porno et cela ne m empêche pas d avoir des relations sexuelles minimum une fois par semaine .. et d etre totalement sociable et heureux.

    • Florent 12/07/2014 at 02:29 - Reply

      Si vous n’êtes pas porno dépendant et pouvez arrêter facilement (un simple acte de volonté), tant mieux pour vous, je suis vraiment content de ça. En revanche, je parle de ce que je connais, la pornographie et la masturbation compulsive mènent à l’addiction.
      Et par ailleurs, je suis d’accord avec vous. On peut se masturber souvent sans que ça empêche d’avoir des relations sexuelles régulières.

      • Quentin 19/11/2015 at 17:48 - Reply

        Perso j’ai 26 ans et je suis porno dépendant depuis ~10 ans, ca fait un petit bout de temps que je le sais mais que 3j que j’ai passé sans masturbation/porno.
        Avant je pensais comme toi je me disais « après tout je fais ce que je veux, pas de mal à se faire du bien! » mais tu ne peux même pas imaginé à quel point ça gâche ma vie.
        J’ai commencé à regarder du porno quand j’étais seul et excité car je ne pouvais voir ma copine que le we à l’époque du lycée (j’avais ~16 ans).
        Au début je prenais ce que j’avais, j’avais des scènes favorites mais j’avais peu de porno. En plus il ne fallait pas que j’abuse puisque je téléchargeais mes vidéos sur des sites payants à l’époque, avec des codes allopass donc ça se voyait sur la facture téléphonique.
        Après 3 ans de relation je me suis retrouvé privé de sexe alors j’ai mis un peu plus le pied dedans.
        Là j’ai découvert un truc magique : comment stoker plein de vidéos. J’avais accès à tellement plus de contenu d’un coup et j’ai commencé à accumuler. (~19-20 ans).
        Ça fait 4,5 ans que je suis en couple, on est très amoureux mais le porno m’a pompé jusqu’à la moelle.
        Jusqu’ici j’ai passé plusieurs heures par jour à me masturber, à chercher des vidéos, à être de plus en plus sélecte avec des fixettes qui m’écoeurent
        Au quotidien je suis dépressif, sans entrain ni ambition, tout le temps frustré et sous tension, tout le temps dans l’attente de sexe et toujours déçu que je trempe le biscuit ou pas, j’arrive pas à bien me concentrer.
        Au bout d’un moment je suis devenu de moins en moins naturel, je devenais bizarre au lit, ma copine m’a même dit qu’elle avait l’impression que je voyais une caméra quelque part pour te dire.
        Déjà la masturbation à force d’être trop fréquente m’a souvent causé des problèmes d’éjaculation précoce! Depuis j’arrive même plus à être en érection devant elle ou alors la demi molle si elle me fait une fellation. Sinon ça marche quand je me masturbe mais pas pour en faire profiter ma copine et je sais pas comment oublier tout ça? Si je vais retrouver mes capacités physiques normales? Comment ré-aborder le sexe sachant que je fais des fixettes?
        Tu vois dans quel pétrin je suis maintenant, je sais que j’ai gaché plein d’aspects de ma vie pendant 10 ans alors ne parle pas trop vite et surtout sois prudent si tu sens que tu en regardes plus qu’avant c’est très très incidieux comme dépendance, à la foi tabou et partout dans la rue et à la télé même jusque chez Disney…

    • Jean 12/07/2014 at 08:14 - Reply

      Je ne suis pas d’accord avec Arthur, je me masturbe régulièrement devant du porno (1 fois tout les deux jours environ) et lorsque j’ai des relations sexuelles avec ma copine, le plaisir n’y est pas … Inconsciemment j’aimerai que nos relations sexuelles se déroule comme dans les films X mais bien heureusement ce n’est pas le cas. Ma copine voit que je n’ai pas autant de plaisir qu’elle en a pendant l’acte et se sent frustrée car elle pense mal faire.
      Et expliquer à la personne qu’on aime qu’il est presque impossible de ressentir du plaisir avec elle est très compliqué …

    • Théo Bonté 05/04/2018 at 06:43 - Reply

      arrête de te masturber le plus longtemps possible, si tu craque vite, tu pourras conclure que t’es porn addict

  2. Elddy 12/07/2014 at 04:25 - Reply

    Merci pour l’article… Pour le moment je ne sais pas ou en suis, je regarde du porno chaque soir et j’ai remarqué depuis, que j’avais une attirance pour mes semblables, ce que je ne veux pas…
    Pourquoi, alors que j’ai des vagins en quantité dans les pornos, le fait de seulement voir une femme à moitié nue me tourmente?

    • Florent 12/07/2014 at 09:37 - Reply

      Vous évoquez 2 sujets différents. L’attirance homosexuelle et le fait que la consommation de porno augmente vos pulsions au quotidiens. C’est ce dernier point qui pourrait caractériser la dépendance si vous n’arrivez pas à les maîtriser. Si la pornographie vous paraît en être la cause, n’hésitez pas, essayez de décrocher !

  3. Addict 15/07/2014 at 22:10 - Reply

    D’accord avec l’auteur de ce site. Le porno rend addict. ca fait 20 ans que je me débat, sans avoir encore vraiment trouvé la solution. J’ai parfois l’impression que plus je bouge pour me libérer, plus je m’enferre, comme un poisson qui a mordu a l’hameçon. Je crois que la solution est de trouver un axe qui permet de s’ouvrir sur les autres pour briser l’isolement. Depuis 2 ans je vais aux groupes de Sex Addict Anonymous. Ca m’aide, même si je ne suis pas guéri…

  4. Scolaris Legisperitus 16/07/2014 at 23:18 - Reply

    Le commentaire d’Arthur devrait purement et simplement être supprimé. Les partisans de l’hypersexualisation ont déjà assez de tuyaux comme ça.

    • Florent 17/07/2014 at 07:36 - Reply

      Effectivement, je pourrais le supprimer mais comme il suscite des réactions, je le laisse. Ça montre que beaucoup de gens sont opposés à ce discours qui ne reflète pas la réalité !

  5. Emmanuel 17/07/2014 at 22:39 - Reply

    J’avoue que personnellement je commence à me poser des questions.
    Je ne supporte plus l’hypersexualisation de notre quotidien. J’en ai assez. Cependant, je continue à regarder quelques pornos mais j’y prends de moins en moins de plaisir.
    Je ne sais pas si c’est l’âge (44 ans) mais j’ai envie de retrouver les simples émois de l’adolescence. Je ne veux pas rentrer dans les ordres non plus… J’avoue que je suis un peu perdu…

    • Florent 19/07/2014 at 06:52 - Reply

      « Retrouver les simples émois de l’adolescence » : je ne peux qu’abonder dans votre sens. Sur le blog, j’ai prévu plusieurs articles sur des sujets proches. Retrouver le goût des choses simples c’est un moyen mais aussi une conséquence du sevrage !

  6. Thibz 19/07/2014 at 00:16 - Reply

    Merci pour la prise de conscience!! Vraiment!!
    Je ne m’étais pas rendu compte de l’ampleur du phénomène et surtout qu’il s’agissait d’une véritable addiction.
    Pour donner un exemple, j’ai arrêter de fumer il y a maintenant un peu plus d’un an : je connais donc bien le sentiment de manque que l’on peut ressentir quand on combat une addiction.
    Et bien, je retrouve les mêmes sensations depuis que j’ai décidé d’arrêter le porno (c’est à dire depuis que je suis tombé sur ce site il y a 4 jours).
    Je trouve même ce type de « sevrage » encore plus difficile.
    En tout cas j’ai vraiment la volonté d’arrêter et je vais tout faire pour!

  7. guenzet 17/08/2014 at 11:50 - Reply

    Je suis au chômage depuis 9 mois et je compulse sur le net, j’en peux plus. Je n’ai plus aucun plaisir avec ma femme et ça me désole, que faire ?

    • Florent 17/08/2014 at 15:40 - Reply

      Bonjour,
      Pour sortir de la spirale de la compulsion, rien de tel que de retrouver de la fierté. La difficulté du chômage n’aide vraiment pas ! Courage.
      Dites vous que le temps passé à compulsé est du temps que vous ne passez pas à vous former, à entreprendre quelque chose si petit que ce soit.
      Vous devrez parler de votre problème à quelqu’un (sexologue, ami, épouse).
      Sans forcément parler du porno à votre femme, parlez de sexe avec elle (j’aime ci, ça j’aime pas…).
      Enfin, je crois qu’il faut toujours faire un gros effort pour ne pas devenir pénible à vivre à cause des difficultés à se maitriser. Dur d’être agréable à vivre quand on a honte de ses pertes de contrôle.

    • endy 07/10/2014 at 15:32 - Reply

      guenzet, vous êtes vous déjà poser la question de savoir s’il n’y avait pas une activité évolutive et constructive qui vous ferais vraiment plaisir de faire sur laquelle vous pourriez y passer des heures sans vous lasser? Si vous n’avez pas encore d’idée commencez à y réfléchir, nous avons tous une compétence particulière en ce bas monde et un moyen d’être épanoui et heureux avec. Vous êtes au chômage : c’est une chance et une opportunité formidable pour vous poser et réfléchir à ce que vous voudriez vraiment faire dans votre vie !
      Ce que vous vivez en tant que porno dépendant n’est pas un châtiment mais au contraire une chance inégalé de puiser au fond de vous une volonté et une énergie à tout rompre pour transformer votre vie de A à Z. Prenez votre addiction comme un défi à relever. Vous êtes à un carrefour de votre vie et avez toute les cartes en main pour faire de votre expérience actuelle quelque chose de magnifique. Dans tout les cas pour se sortir de votre addiction commencer par vous y donner une limite du genre: aujourd’hui je ne reste que 5h devant du porno. Même si vous dépasser un peu ce n’est pas grave car le principal déjà est que vous commencer à maitriser votre addiction, lorsque vous vous en sentez capable ensuite réduisez à 4h puis 3h puis 2 etc…
      Ensuite lorsque vous aurez une maitrise assez poussée de votre addiction tenter de ne pas vous y a donner pendant 1 journée entière par semaine. Ensuite on continue sur la même lancé dès que vous en sentez capable faites 2 jours dans votre semaine puis 3 puis 4 etc… Il y aura peut être des rechutes dans votre parcours mais aiguisé votre volonté, ne baissez jamais les bras et même si rechute il y a ne culpabilisez pas ! Relevez vous et continuer d’avancer et de maitriser vos pulsions, n’oubliez jamais que vous n’êtes pas tout seul à vivre cette addiction et que vous pouvez devenir quelqu’un qui pourra apporter ensuite plus tard sa propre expérience sur le sujet à quelqu’un en difficulté. Je vous souhaite bon courage en tout les cas et vous souhaite tout le succès que vous méritez !

  8. bili31 18/08/2014 at 00:37 - Reply

    Article très intéressant. Moi qui en ai consommé pendant des années, je me suis rendu compte de l’ampleur des dégâts psychologiques et même mentaux. La première étape vers la délivrance, c’est d’abord admettre cette addiction et après se donner les moyens de la traiter car c’est bien une anomalie dont il faut se débarrasser pour retrouver une vie saine, en s’éloignant de tout ce qui peut nous emmener vers la rechute.
    A titre d’exemple et vu que l’accès aux sites pornographiques sur internet et très facile, il existe des moyens pour les bloquer et c’est efficace, j’en ai testé un « opendns.com« .

    Merci à l’auteur et bon courage pour ceux qui veulent s’ en sortir.

  9. freud 19/08/2014 at 09:21 - Reply

    On pourrait imaginer une théorie (peut-être qu’elle existe déjà : Freud ?) qui dirait que toutes les relations entre humains, et donc la base même de notre société, sont fondées sur les relations sexuelles.

    Que la recherche du pouvoir, de l’argent, de la gloire, que l’instauration de nos hiérarchies, voire même, pourquoi pas, nos réalisations artistiques, sont toutes dirigées vers un seul but : plaire aux hommes ou aux femmes qui nous attirent pour pouvoir avoir des relations sexuelles avec eux/elles et donc battre la « concurrence » qui ont les mêmes « cibles ».

    Et c’est peut-être ça qui fait que ceux ou celles qui réussissent à trouver une satisfaction sexuelle dans la masturbation supérieure à celle qu’ils pourraient trouver dans une relation normale, dérangent.

    Non seulement ils mettent en danger la société humaine telle qu’elle s’est construite, mais en plus, imaginez la réaction de celles et ceux qui sont en haut de la hiérarchie !

    Ils ont tout fait, tout sacrifié, pour être les plus belles/beaux , les plus riches, les plus puissant(e)s ou les plus glorieux pour pouvoir « baiser » (au sens propre) ceux qu’ils voulaient. Et au bout du compte, ceux et celles d’en bas leur disent :

    « Mouais, je suis flatté(e) par votre proposition, mais, euh…je préfère ne baiser qu’avec moi-même en fait… »

    • Florent 19/08/2014 at 20:25 - Reply

      On pourrait… ou pas. :)

      La relation exclusive avec soi-même n’est pas une relation.
      Ma théorie : masturbation => porno => compulsion => esclavage. CQFD Freud.

    • Jules 11/05/2017 at 06:43 - Reply

      Freud… n’a jamais validé scientifiquement ses théories, c’est une croyance laïque qui, comme les religions, peut aider à vivre si tout a chacun adhère a la théorie=croyance, ou réalise son acte de foi.

  10. Nico 25/08/2014 at 21:47 - Reply

    Merci pour ce blog. Pour rebondir sur le commentaire d’Eddy et Florent, et sans savoir si c’est le cas pour Eddy, je dirais que l’homosexualité lorsqu’elle est plus ou moins refoulée (avant le coming out) peut conduire à la consommation de porno qui offre une porte de sortie à ses désirs masculins (que l’on projette en fantasmes).
    Le soucis est que année après années le porno vient prendre la place d’une sexualité construite et heureuse possible avec des mecs : on en vient à homosexualité=porno ! Une fois passé de l’autre côté, lorsque l’on vit à l’air libre et sans se cacher, il est compliqué de se défaire de cette fausse construction et d’envisager une vie sexuelle gay rayonnante d’engagement avec un partenaire sans être rattrapé par cette conception pornographique du cul.

  11. Silvio 26/09/2014 at 08:28 - Reply

    Florent, J’aime bien ta théorie « masturbation => porno => compulsion => esclavage »!

    Merci pour le site super bien construit (le seul que j’ai trouvé). Merci pour ta radicalité. Tu n’y va pas par 4 chemins et tu fais pas de compromis. Et merci pour les conseils, les nouveaux articles, la mise en page, etc.

  12. remi 15/10/2014 at 00:10 - Reply

    Bonjour, personnellement pour m’éloigner de mes pulsion envers mon ordinateur je me met moi meme des barrières telles qu’un controle parental ou un bloqueur de site, je n’utilise plus de smartphone ou tout simplement j’essaye de tenir mon ordi à l’écart de mes jours de congé. Ca peut paraître bizarre mais quand l’objet de la tentation n’est plus là, l’envie viens moins régulièrement. Lors d’un voyage ou quelque chose comme ça je ne pense plus à me masturber alors que dans ma routine avec mon ordinateur c’est presque naturel. Vous avez de la chance de pouvoir vous rappeler vos amourettes d’antan car j’ai connu les porno avant ma première copine et mon esprit a toujours été obstrué par ça. J’ai passé de très bons moments, mais je pense qu’ils n’ont jamais été purs comme les votre.

    Maintenant il faut aussi accepter quelques extras sans que ça soit un drame comme un fumeur peut s’accorder une cigarette. Je pense qu’il ne faut pas se focaliser sur l’addiction a stopper mais juste la prendre en compte, l’analyser pour mieux s’en débarrasser.

    Pour ce qui est des pulsions gays je pense qu’il ne faut pas les refouler, on a le droit d’avoir les fantasmes que l’on veut quel que soit notre orientation. Et il serai dommage de mourir bête parce qu’on avait envie de découvrir quelque chose et qu’on l’a pas fait pour des idéaux. Ce n’est pas parce qu’on a un fantasme, ou même qu’on a essayé une expérience que l’on est plus hétéro bien au contraire.

    • Florent 23/10/2014 at 07:20 - Reply

      Bien joué le coup de ne plus utiliser de smartphone. Perso, je m’en sert encore mais sans navigateur web.
      « quand l’objet de la tentation n’est plus là, l’envie viens moins régulièrement » TELLEMENT D’ACCORD !! :)
      En revanche, j’appellerai pas ça des extra mais plutôt des écarts. Et je suis aussi tellement d’accord qu’il ne faut pas les dramatiser mais les analyser.
      Pour les pulsions je suis moins d’accord. Il faut distinguer ses pulsions et son projet de vie et ne pas se laisser mener par ses pulsions. Sans les refouler, je pense qu’on peut les accepter et vivre avec en les « accompagnant ». En acceptant les choses, elles finissent souvent par dégonfler.

  13. sylvain 14/11/2014 at 00:52 - Reply

    Merci beaucoup Florent, je n’aurais pas pensé trouver un site si bien conçu et il me sera bien utile.
    Il ne faut pas sous-estimer les effets néfastes de la pornographie. En ce qui concerne la dépendance, elle a été comparée par certains chercheurs et médecins au crack.
    Judith Reisman est célèbre aux USA pour ses recherches sur les effets de la pornographie. Elle a dit devant une commission du Sénat américain : « Les images pornographiques s’impriment dans le cerveau en produisant, sans qu’on le veuille, une réaction biochimique rapide qui laisse une trace durable dans la mémoire, […] difficile voire impossible à effacer. »
    Pour aller dans ton sens en ce qui concerne l’industrie pornographique, elle rapporte chaque année plus de 75 milliards d’euros de bénéfices.
    Je pense que tu pourrais rajouter une quatrième raison à ton article : le porno détruit le couple car il sape la confiance, l’intimité et l’amour

  14. chakib 30/11/2014 at 00:04 - Reply

    Voilà j’ai 17 ans bientôt 18. c’est normal de se masturber à mon âge mais j’ai dépassé les limites.
    5 ans plus tôt j’étais jeune collégien brillant avec une amoureuse :) j’étais super naïf. Par contre j’ai rencontré des potes au collèges (que je côtoie toujours d’ailleurs) et ces potes là m’ont fait découvrir le porno. La premiere fois que j’me suis « branler » j’avais ressenti un plaisir tel que j’étais déjà condamné. Je n’avais pas pensé une seconde que ça pouvait devenir une addiction. Bref, depuis, la fréquence de mes branlette à pris une mesure hebdomadaire puis petit à petit j’en suis maintenant à 3 fois en moyenne par jour. Je ne suis plus aussi brillant et fini les petites copines. À chaque fois que je vais étudier faire mes devoir ou quelque chose de semblable j’me retrouve au bout de 5min vautré sur mon lit à côté d’un rouleau de PQ.
    Quant au côté sociale j’arrive même plus à adressé la parole à une fille sans penser à quelque chose de sexuel sans compter le côté religieux qui m’interdit de me masturber. Bref sa me gâche la vie et j’espère que ce site m’aidera :(

    • Silvio 03/12/2014 at 16:29 - Reply

      Je te comprends très bien. J’ai à peu près la même histoire que toi, commencée plus tôt et avec du porno! Mais depuis quelques mois, je me suis pris en main. Et ça se passe plutôt bien!
      J’ai aussi culpabilisé avec ma foi. J’étais mal à l’aise et avais l’impression de ne pas être honnête avec moi et avec Dieu. Mais j’ai compris une chose. Tant que je voulais changer pour plaire aux autres, y-compris à Dieu, je n’étais que dans les « il faudrait ». Depuis que j’ai compris que c’était pour MOI en premier que c’était bénéfique d’arrêter tout ça, c’est beaucoup plus facile.
      Je te souhaite bonne chance dans ton combat qui commence peut-être.

  15. helo 27/12/2014 at 18:19 - Reply

    salut ! J’ai 20 ans et je suis en couple avec ma copine depuis plus de 3 ans. Au début nos relations se déroulaient normalement mais à une fréquence pas très élevée étant donné que nous ne vivons pas ensemble et qu’elle n’est pas hyper portée sexe non plus. Je regardais de temps en temps du porno mais cela restait tout à fait raisonnable. Seulement depuis un bon moment maintenant, ma copine s’est complétement fermée niveau sexe. Au début je ne comprenais pas alors j’insistais mais au final c’était de pire en pire et elle s’est refermée encore plus. J’ai fini par le comprendre et à être bcp moins insistant mais à partir de ce moment la, ma consommation de porno a exploser et maintenant je crois que je suis vraiment devenu accro. Le problème c’est que comme notre sexualité n’est pas au top pour le moment, c’est que je prend plus de plaisir dans le porno et ça commence vraiment à m’inquiéter … Je suis conscient que je suis addict et je veux vraiment me sortir de cette merde …quelqu’un aurait il été dans ce cas et s’en serait sorti ? Merci bcp d’avance pour vos conseils.

    • Florent 29/12/2014 at 19:53 - Reply

      Salut Helo,
      Tu es jeune. Mais sache que pour être bien en couple, il faut parler de quasiment tout. De sexe notamment. Pourquoi n’aime-t-elle pas trop ça ?
      Essaie de trouver un équilibre avec autre chose qui te plaît.
      Ce qui compte c’est d’être heureux et d’avoir le contrôle sur sa vie. Le problème c’est que la pornodépendance a tendance à vite s’installer avec le porno… Parcours le site, parles en avec elle.
      Bon courage !

  16. Fgaddict 03/01/2015 at 09:27 - Reply

    Moi sincèrement ça fait 1 an je travaille sur cela…. Jai beaucoup de difficultés :( !!! Je dois malgré tout être fier de moi !!! J’ai passé de 2 -3 fois par jour a 1 ou 2 par semaine!! Mais j’aimerais éradiquer ce problème totalement !! J’en parle a mes amis et ils ne comprennent pas sur le coups pk je fais cela!! Mais après explication il confirme mes faits :P !!! J’espère seulement de men sortir!!

    • Florent 05/01/2015 at 21:58 - Reply

      C’est cool que tu puisses en parler avec des amis !! et que tu arrives à les convaincre. C’est déjà que tu as compris pourquoi si tu arrives à convaincre. Patience et un peu de bon sens, tu finiras par t’en sortir.

  17. Mose 07/01/2015 at 00:56 - Reply

    [Commentaire/témoignage publié dans la rubrique témoignages le 12/01/15]

  18. ERDING 20/01/2015 at 11:36 - Reply

    Je suis tombé sur l’adresse du blog en parcourant un journal sur le net. J’ai envie de témoigner, il parait que c’est soulageant. Je pense que mon déréglement psychologique sexuel a commencé à l’age de 8/9 ans. Je suis tombé dans le garage, dans un vieux carton sur un bouquin assez cul de mon père ou ma mère, je ne sais pas à qui il appartenait et je n’ai pas posé la question. Je m’en rappelle aujourd’hui et pourtant j’ai 37 ans.
    Puis vint les rencontres dans mon lotissement de personnes que je n’aurais pas dû rencontrer. Une fille de 11/12 ans avec qui nous simulions des positions cachés dans différents lieux sans jamais aller plus loin. Un ami de cette voisine qui avait un an de plus et son frère homo qui je pense avait trois /quatre années de plus. On se trouvait souvent pour reproduire ce qu’on voyait dans les bouquins. On savait que son frère faisait venir des jeunes hommes chez lui, ca me paraissait tellement crade à l’époque. Un jour, ce grand frère, nous a invité dans sa chambre un par un, à venir le voir nu en érection. j’ai encore cette image dans la tête. Je n’oublierais jamais.
    Par ailleurs, je crois que toutes les jeunes filles dans mon lotissement, je les ai vues nu car on s’arrangeait toujours pour jouer aux parents ou à je ne sais quoi.
    D’ailleurs un jour, ma mère a surpris une autre voisine en train de batiffoler nue dehors dans la cour. Du nimoporte quoi, quand j’y repense.
    Ensuite, j’ai eu des difficultés à vraiment passer à l’acte. A 18 ans, j’ai rencontré une fille qui m’a complètement débridé. Ca été mieux pendant quelques temps.
    Mais j’ai toujours eu un problème d’angoisse et de performance lors de mes premiers rendez vous. Il me faut beacoup de confiance.
    J’aurais aimé assurer les coups du premier soir, mais c’était très difficile. Prémiliminaires et c’est tout. J’étais dans une logique de manque de confiance en moi qui venait de, je ne sais pas d’où.
    Aujou’dhui, je suis avec mon amie depuis plus de dix ans, et nous n’avons plus de relations. Je l’aime. Je me masturbe souvent devant les sites. Je ne peux plus vivre cette sexualité,.J’ai le sentiment que me masturber anihile mon envie de me retrouver avec mon amie.Je veux m’en sortir. J’en suis même sûr. Ma vie sexuelle est compliquée depuis le début.

  19. Micha 11/03/2015 at 02:16 - Reply

    Comme tant d’autres j’aimerais moi aussi remercier le concepteur de ce site que je viens de découvrir. Cela fait des années que j’essaye de décrocher. Dans mon cas, je connais des cycles d’abstinence qui peuvent aller jusqu`à 30 jours en moyenne et puis, au delà, suite à la consultation d’un article de presse avec une image un peu suggestive (Libération, la télé, ou autres) c’est comme si quelqu’un d’autre en moi parlait d’un coup plus fort pour me pousser à consulter des sites pornographiques. Y a-t-il d’autres exercices, comme celui de l’aigle, qui peuvent pour ainsi dire servir de coupe-feu ? J’ai l’impression en effet que la seule rationalisation de mon problème ne suffit pas à me persuader de ne pas consulter de la pornographie.

    Merci encore pour cette initiative.

    • Florent 11/03/2015 at 08:09 - Reply

      Bonjour Micha,
      Je ne connais pas d’autre exercices pour l’instant. Tu peux cependant juste respirer. En fait après plusieurs mois, l’habitude se perd de s’astiquer pour faire passer son érection. Ça devient naturel avec le temps. Ce qu’il faut, c’est avoir sur le long terme des activités qui nous passionnent.
      Et bypasser au minimum les moyens que l’on se donne pour aller sur du X car sinon, ils deviennent moins efficaces.
      Merci pour les mercis ;)

  20. Ben 12/04/2015 at 09:14 - Reply

    Pour ma part, je suis proche de 16 années de dépendance… 16 années ! Et des dizaines ou plutôt des centaines de tentative pour arrêter le porno et la masturbation.
    Ma réalité aujourd’hui : je ne maîtrise pas ma vie, je subis, et je coule doucement mais sûrement. Je sens que je m’isole et que je me détruit.
    Des conséquences sur mes engagements personnels à l’extérieur, mon travail, mon estime-de-soi, sur les relations que j’ai avec mes amis parce que la plupart du temps je manque de fiabilité.

    Je suis à la mi-trentaine, célibataire en retard par rapport à beaucoup de mes amis qui ont des familles, des enfants.
    En plus complètement paumé dans mon rapport aux femmes et du coup je fais du mal à mes amies (même de longue date) parce que je suis incapable de vivre l’amitié.
    Souffrance aussi de sentir que la pornographie rend un peu marteau et nous met dans la tête des idées complètement louche ou perverses. Je vis le sentiment d’avoir perdu mon innocence et ma beauté intérieure, celle de l’âme.
    Du coup le printemps parisien m’inquiète, l’été risque de me désespérer à cause des tenues vestimentaires et du fait que mon regard sur l’autre sexe est hyper-sexualisé.

    Bref la situation est difficile.

    Pourtant, ce qui est extrêmement positif c’est ma volonté de vouloir m’en sortir à tout prix – mais je ne sais pas bien comment m’y prendre…

    Ce que je comprends aujourd’hui c’est la gravité de ma situation et de mon addiction et la nécessité impérieuse de tout faire pour échapper à cet esclavage.

    Je ne vois pas bien comment faire avec l’ordinateur étant donné que je me retrouve très souvent seul chez moi contournant les quelques barrières logicielles que j’ai installé sur mon ordinateur…

    Pour que mon post ne soit pas trop long je vais arrêter là, mais je suis à l’écoute pour tous vos trucs et astuces pour s’en sortir lorsqu’on est célibataire et que l’on veut changer.

    Merci !

    • Florent 12/04/2015 at 10:43 - Reply

      Comme je te comprends Ben.
      Tu ne maitrise plus ta vie, tu la subis. Un des leitmotivs que je te propose est de contrer systématiquement tout ce que tu estime être un fruit du porno. Isolement, destruction, engagement personnel, estime de soi. Par des trucs tout bêtes. Du coaching, quelques achats de belles choses pour te trouver beau ou à la mode. Petit suivi d’un programme de nutrition pour bien manger. C’est ce qui m’aide perso.

      Pour ce qui est du printemps dans la rue, concentre toi sur la cause : le porno. Te prends pas trop la tête, crois que changer est possible. Ça l’est, je peux en témoigner. Courage et patience.

    • mokeda 19/06/2015 at 03:30 - Reply

      Essaie de prendre réellement conscience des mécanismes qui t’assaillent. Je pense que faire un schéma peut aider à mieux comprendre et donc à mieux combattre.
      Tu consommes du porno depuis 16 ans, tu es célibataire, tu manques d’estime de toi et tu as du mal avec les relations sociales, ok. Le déclencheur de tout ça, c’est la consommation abusive de porno : plus tu consommes et plus tu as honte, donc tu t’enfermes de plus en plus parce que tu ne te sens pas « normal », tu t’exiles donc de la réalité pour la remplacer par la fiction des images pornographiques qui colonisent ton imaginaire et qui déterminent ta relation aux autres.
      Imagine : tu arrêtes de regarder du porno. Premièrement, tu seras fier de toi et donc tu auras plus confiance en toi parce que tu auras réussi à arrêter de consommer cette chose qui te bouffe littéralement la vie (et les couilles) et en plus de ça tu ne ressentiras plus le dégoût de toi même que tu éprouvais quand tu regardais des films porno. Tu vas déjà te voir d’une autre manière. Ta confiance en toi te poussera à aller de plus en plus vers les autres, à lier des relations qui sont considérées comme « normales ». Tu vas prendre de l’assurance, et petit à petit la réalité du monde va prendre le pas sur la fiction que tu t’étais construite.
      La seule clef c’est la volonté, après n’hésite pas à en parler à des personnes de confiance qui sont là pour t’aider et non te juger. Essaie différentes techniques : la méditation, écrire tout ce qui te passe par la tête quand tu es en état de manque, sortir pour te balader, faire du sport ou colle des post-it un peu partout chez toi pour te motiver et te rappeler à l’ordre quand tu sens que ça va pas, pour te rappeler ce pour quoi tu fais ça, etc. Occupe toi l’esprit mais surtout ne cède pas, beaucoup ont réussi à arreter tu le peux aussi, ne t’en fais pas.

  21. carole 22/04/2015 at 00:12 - Reply

    Je suis contente que ce site existe pour faire prendre conscience aux personnes de l’ampleur de la pornographie ds la vie quotidienne des femmes et des hommes.
    Moi qui suit une femme , j’ai eu quelqu’un avec qui j ai vécu de nombreuse année. Il a eu une vie assez tourmenté dans sa jeunesse. J ai decouvert qu il etait dependant de film pornographique et de visio avec des femmes sur des sites payant je n avais que 18 ans et je l ai pris pour moi en tant que femme cela m a detruis a tel point que pendant des annees cela nous a bouffer et que je ne le voyait plus comme l homme que j ai pu aimer. Jai pris conscience tres tard qu en faite c est une addiction qu il avait . On avait beau faire l amour, je partais par la suite au travail et meme pas 5 min apres il etait sur ses connerie. Il s isoler beaucoup . Et etait sur les nerfs quand des fois il ressentait surement le manque et que j etais la et qu il ne pouvait pas assouvir sa pulsion … au final il n a pas voulu reconaitre son pb et sa a bouffer notre couple.
    Donc bon courage a ceux qui son addict et surtt avc une femme a vos cotes c est vraiment humiliant pour nous les femmes qui essayons d aider et d en donner plus a notre partenaire et de voir que certain se voile la face..

  22. alex 28/05/2015 at 06:58 - Reply

    Bonjour,
    Disons que c’est assez. La boucle bouclée en ces temps d’individualisme, il y a le 2 poids 2mesures : ce peut autant nuire comme dépanner, car cela est tout aussi atroce de se prendre continuellement des râteaux de belles sexy au bout de 1mois d’abstinence parce que vous n’avez pas le dernier cabriolet sport ou que vous êtes Quasimodo. Ce n’est pas des questions qu’il faut prendre a la légère le rejet de la pornographie, c’est bien plus complexe que cela.
    Perso, j’ai commencé a me masturber pour la première fois dès l’âge de 9 ans à cause d’un gros malin qui avait laissé traîner un bouquin de cul dans la cave ou je jouais d’habitude. La première fois que j’ai maté les merveilleuses rondeurs que l’ont vois rarement courir les rues, j’ai cru être possédé d’un coup par un esprit très assoiffé et pervers et j’ai tellement joui avec des flashs de toutes les couleurs qu’a mes 20 ans cela devenait 1 fois par jour puis 3fois par jour à mes 30 ans. Célibataire endurci avec aucun succès avec les femmes et je suis tombé schizophrène paranoïde avec hallucinations terribles, m’insultant et qui m’ordonnaient avec menace de ne plus me masturber, quelle coïncidence !
    ?
    Désormais tout a changé depuis la maladie. Je n’ai presque plus de libido sous neuroleptique en injection c’est toute ma sexualité qui a complètement changé. Voir une femme nue ne me fait plus aucun effet et mon replie sur moi et ma vulnérabilité fait que j’ai peur de la psychologie et du caractère de la femme et de ses éternels conflits pour me mettre en couple et je n’arrive plus a me masturber avec la pensée et n’arriverai plus a assurer une pénétration avec l’érection molle. Résultats, j’ai besoin d’un support masturbatoire pour m’exciter a fond avec beaucoup de lingerie et tout pour commencer a avoir une difficile et molle érection sinon impossible d’arriver a moindre sexualité, c’est mort quoi. Et sans parler du blocage dopaminergique, qui me prive de plaisir a 70 %.
    Franchement si la nature vous a gâté, trouvez l’amour sinon essayez toujours et ne désespérez pas trop sur du porno.

  23. FOURNIER 10/06/2015 at 15:09 - Reply

    Je voudrais savoir pourquoi un homme quand il voit régulièrement sa copine et qu’elle est très ouverte et demandeuse alors il continue à voir du porno en masse et se cache même de le faire quand elle part seulement faire des courses

    • Florent 10/06/2015 at 15:16 - Reply

      C’est une bonne question. Et c’est tout le problème de la pornographie, elle fait fantasmer sur d’autres femmes. Elle surfe sur les pulsions sexuelles. Elle présente une sexualité sans limites.

  24. Divina 14/07/2015 at 10:51 - Reply

    bonjour, je suis une jeune fille de 21ans, je suis encore vierge et pourtant j’ai connu la masturbation l’âge de 8ans et depuis je suis accro…j’essaye toujours de résister à la tentation mais à la fin je n’y arrive pas et je me masturbe…je ressens toujours une pulsion et cela surtout quand je suis stressée, quand je me masturbe je me dis que ce n’est pas bien du tout mais cela ne m’empêche pas de le faire….si quelqu’un pourrait m’aider ce serait vraiment gentil de sa part

  25. le Déprimé 27/07/2015 at 03:44 - Reply

    Salut à tous. Super site je le connais depuis Mars. Mon message va être long, mais il va résumer mon souci ce fléau qui tue des couples et des personnes…
    J’aurai dû m’inscrire directement au moins de mars.
    Le porno est l’addiction la plus compliquée à maîtriser pour moi. TOP4 mondial avec les drogues. Associé avec la masturbation, toutes vos motivations dites dans vos têtes ou écrites sont envolées en 10 secondes…
    Le déclic de ma jeunesse a été en quatrième quand je suis allé chez un pote (plus un autre pote. quelle erreur). Je regrette ce jour d’une façon. Ce jour a tout change. La toute première fois ou j’ai matte cette pourriture visuelle. Plutôt mon pote nous l’a fait voir. Et lui il faisait son plaisir. Pff. J’ai encore les images en tête de tous 5 années plus tard.
    C’est à partir de la que j’ai commencé à recherche des images sexy, érotiques sur internet. À partir de la que j’ai commencé à faire des plaisirs solitaire (1 fois par jour) si mes souvenirs sont bons je lookais pas de la porno.. Du moins pas encore.
    En grandissant, les pulsions sont plus fortes, le désir est présent. Les filles qui passent ne nous laissent pas indifférents. Je suis attiré pas elle ouf. J’ai regardé souvent des trucs érotiques à la télé seule. J’ai perdu bcp bcp de temps. Grosse perte de temps (parfois 30 min, 1 h, 2 h à regarder ou à attendre le programme)
    Et c’était nul
    Ces images la m’ont poussés j’ai par moment regarde la pourriture visuelle (porno) sur l’ordi pratiquement le même site. Ça n’aide pas ça empire !! 4 ans et demi passés (je viens d’avoir 19 ans) et je n’ai jamais été clean pendant 3mois d’affiles concernant la branlette… Les smartphones n’aident pas du tous loin de la !! Ils te permettent d’avoir une plus grande liberté sur le net et sans que ta famille le sache. Et c’est un piège si on N’ARRIVE PAS À SE MAÎTRISER.
    À cause de celui-ci je suis automatiquement retombé dans la pourriture visuelle. Alors qu’avant je n’étais pas accro.
    Depuis octobre à mai j’en ai trop consommé ! Je cherchais tous les moyens ! Un bon truc c’est de noter quand on a échouait à la branlette sans support. Quand on a matte de la porno.. Je suis malade (branlette) je suis mort (Visionnage d’un support X…)
    J’ai pu voir une nette amélioration de mai à juillet vraiment le mois de juin a été super ! À part 4,5 jours où j’ai fait la branlette
    Mais depuis 2 semaines du mois de juillet je retombe dans mes travers v. j’ai terriblement honte ! Le pire je sais que c’est grave, que c’est dégueulasse, mais je reprends et je regarde. Une fois pas jour.. Plus précisément sur les 2 semaines j’ai échoué +7 fois au porno et ça me tue mentalement, car je fais quelque chose que je ne veux pas faire initialement, qui est mal en soit !
    Vivre dans l’hypocrisie est trop facile et lâche…
    Si tout le monde à du mal à stopper c’est, car on n’arrive pas à se maîtriser oui, mais on en redemande inconsciemment. La porno est très puissante au premier contact visuel. La branlette solidaire est déjà en soi une chose pas bonne, car on ne peut pas apprendre à se contenir en se masturbant. Pire elle nous dirige vers la porno !
    À cause de notre curiosité et de nos fantasmes Plus on regarde du porno plus on en redemande c’est clair et net. Notre cerveau est notre premier organe sexuel il sait définir une situation érotique du coup on a envie se caresser ou de regarder du x.
    Si on n’arrive pas à arrêter c’est à cause du Désir des yeux c’est lui qui nous dirigent. Il nous prend le dessus et nous sommes esclaves. Malgré toutes mes motivations en seulement 15 min, elles tombent à l’eau, car j’ai échoué. Le désir de la chair est présent.
    Il ne faut pas abandonner même si c’est dur. N’essayez pas d’être seul. Ouvrez vos fenêtres, mettez de la musique faite des pompes pour stopper l’envie de regarder ou de se branler.
    Je dois mettre en pratique ce que je dis, mais ça, c’est dur quand le désir des yeux est plus fort que ta Volonté…
    Alors oui je suis déprime du à ma mauvaise conduite je sais c’est mal puis je trahis bcp de personnes ma famille mes amis et moi.
    Je dois tout faire pour me dominer. Au fait en regardant de la porno on crée son esprit malsain que sur les fantasmes. Ce qu’on voit il les refait dans notre cerveau dans nos pensées. Impossible à les enlever après des mois. Nos yeux forment notre esprit… À méditer.
    Ce message est très long croyez moi c’est dur et je vous comprends aussi. Ce qui ne vous tue pas pour rend plus fort on peut perdre la bataille, mais pas la guerre ce que je me dis.
    Je suis à l’écoute de tout conseil. Merci.

  26. Bill 10/09/2015 at 10:28 - Reply

    Après 50 jours d’abstinence. Dès que je suis de retour des vacances je recommence. Cela fait des dizaines d’années que je suis accroc. Je croyais pourtant que j’avais trouvé le bon truc c’est à dire que j’ai comparé mon addiction au porno à la cigarette que j’ai arrêté depuis 17ans et que je ne reprendrais pas car je sais qu’une seule cigarette ce serait foutu. Mais non.Je me suis laissé prendre et pour rebloquer le processus je galère. Je ne perds pas espoir mais c’est si décevant et décourageant.
    J’espère que je vais très vite repartir sur la bonne voie… Mais comment éviter ces envies constantes dans la tête et dans le bas du ventre? Je doute que cela diminue vavec le temps comme pour la cigarette…
    C’est donc plus dur encore????

    • Florent 11/09/2015 at 07:43 - Reply

      Salut Bill,
      Oui, c’est plus dur encore, c’est comme si tu avais toujours une cigarette entre les doigts. Mais le process est long et la patience est indispensable.
      Pas de panique, essaies d’être du côté de la solution.

  27. Pon 16/09/2015 at 20:27 - Reply

    Salut
    J’ ai connu ce site après avoir lu un article sur Florent Badou sur internet hier.
    J’ai tapé ce nom sur un moteur de recherche et j’ai trouvé ce lien.

    En ce qui me concerne, j’ai un sacré souci. J’ai connu la masturbation à 14 ans. Et depuis, j’ai toujours cherché un moyen pour arrêter. Rien n’est fait. Autre fois, j’avais cru trouver la parade en lisant des romans, mais j’avais vite déchanté.

    J’ai eu plusieurs relations mais je suis resté accro à la chose. Aujourd’hui avec le boom des Smartphones, rien n’est fait. Je suis insatiable pourtant ma compagne ne se refuse presque pas à moi.

    Nous sommes une famille recomposée avec un petit garçon de 4 ans. C’est le fils de ma compagne, par conséquent, c’est aussi le mien. Aujourd’hui, nous attendons une fille.

    Ce que j’ai lu que  » le porno chosifie, surtout la femme  » est vrai. Je ne peux pas m’ empêcher de regarder une femme dans la rue sans pour autant m’ imaginer être entres ses jambes. C’ est une situation plutôt gênante. J’ai essayé d’ arrêter plusieurs fois de consommer le porno qui m’ incite toujours à me masturber. Même après avoir eu des rapports sexuels avec ma compagne, j’ attends toujours le moment où elle s’ éclipse pour que je me jette sur mon Smartphone et me branler.
    Aujourd’hui, j’ai 33 ans, je voudrais sincèrement arrêter surtout pour la naissance de ma fille,et surtout que j’aime sincèrement ma compagne. Je pense que c’est ça le bonheur.

    • Florent 19/09/2015 at 18:40 - Reply

      Salut Pon, ce que tu vis est malheureusement très classique… Le porno, c’est des fantasmes sur des tierces personnes. Faut pas s’étonner après que tout le monde mate dans la rue, et s’imagine entre les jambes des filles. Bon, peut-être pas tout le monde mais une sacré proportion. Tu es loin d’être le seul à témoigner de cela !
      Tu as raison, le bonheur, ça doit ressembler à cela. Le contrôle de sa vie et la jouissance.
      J’espère que ce site et mon livre pourront t’êtres utiles.
      Merci pour ton message.

  28. Imso 30/09/2015 at 20:05 - Reply

    Salut ! Bon ben voilà problème lié au porno depuis l’âge de 15 environ (j’ai actuellement 24 ans). Au début on va dire que c’est normal de se découvrir à la période de l’adolescence mais ensuite ça se gâte et c’est pas bon surtout qu’actuellement je suis en couple et je fais souffrir la personne avec qui je suis. Je souhaite plus que tout changer (et c’est pas faute d’avoir essayé à plusieurs reprises) et être libéré de cette pulsion qui ne m’aide pas à avancer bien au contraire et qui ternie ma confiance en moi. Je souhaite être totalement épanouie avec la personne que j’aime mais ce problème entrave ma vie. Si des conseils vous viennent à l’esprit, ils sont les bienvenus !

  29. changou 17/10/2015 at 09:48 - Reply

    Bravo à Florent et son site ! Moi même en période de sevrage depuis 3 semaines, avec de nombreuses rechutes, je pense pourtant que la solution pour sortir de cette dépendance ne passe que par le sevrage intégral.
    En effet, il va falloir demander à son cerveau de renoncer à sa dose de dopamine en la remplaçant par une autre.
    Le problème est que dans nos petites vies quotidiennes, ces doses de dopamine sont plus dures à trouver.
    Pour ce qui me concerne, je suis musicien à mes moments perdus, sportif ( tennis, course à pieds ), ai la chance d’être en couple depuis 23 ans avec 2 enfants en pleine forme.
    Car il faut bien entendu être capable de remplacer ce temps libre dont on va subitement disposer pour l’utiliser à des fins utiles et surtout ludiques.
    Je me rends compte que j’apporte des solutions tout en étant moi même pas encore sorti « d’affaires !  »
    C’est vous dire la difficulté que l’on peut avoir à sortir de cercle pernicieux.
    Le problème est que cette addiction n’est pas toujours facilement « partageable » même si de plus en plus de sites s’en font aujourd’hui l’écho.
    Annoncer en réunion de famille  » J’ai décidé d’arrêter de fumer !  » Cà le fait.
    Annoncer à tante Yvonne en réunion de famille « Tatie ‘J’ai décidé d’arrêter d’me branler devant des sites de cul sur internet ! »
    C’est un coup à ramener tante Yvonne devant l’créateur un peu trop tôt ! » ou à s’priver de bruits d’fourchettes pendant de longues secondes !
    En outre, il va falloir être capable de faire le deuil de toutes  » ces bombasses  » pullulant sur le net et se dire :
    A partir d’aujourd’hui, je me satisferais du corps de mon épouse avec ce qu’il a de bien et de moins bien ( J’ai 51 ans et plus bcp de cheveux pour la mise en perspective ! )
    C’est je pense  » le prix à payer » pour se débarasser de cette dépendance.
    Pour ma part, j’ai fait une liste avec avantages et désavantages à sortir de cette dépendance.
    Croyez moi ou non, mais les avantages l’emportent aisément.
    Je souhaite bonne chance à toutes celles et ceux qui se battent pour sortir de cette dépendance qu’ils n’ont pas vu arriver !

    • Giro 19/11/2015 at 15:34 - Reply

      MDR pour la tante yvonne !!! Bonjour et merci pour ce site fabuleux. J’ai lu tous vos commentaires mais je n’ai pas pu m’empecher de remarquer que pour la plupart vous en êtes resté qu’au stade de la pornographie. Contrairement à moi qui a traverser le pont qui mène à l’addiction sexuelle. Pourtant la frontière est tout de même mince entre les deux. Toutes les personnes addictes au sexe sont toutes passées par la classe « pornographie ». Personnellement je n’ai jamais aimé une femme et je n’y arrive pas. La seule chose que j’aime chez les femmes c’est le sexe(c’est dur à dire mais c’est la vérité). Si je n’ai pas envie de sexe automatiquement les femmes n’ont aucun intérêt(bien que je les respecte). J’ai appris à aimer le sexe avant les femmes, mais pire que cela j’ai appris à aimer plus le sexe que les femmes. Faîtes gaffe vous les adeptes du porno, à ne pas devenir comme moi une bête humaine qui ne voit que le sexe avant les femmes. Aujourd’hui je consomme du porno et des prostituées, c’est doublement plus problématique que ce que certains vivent. Une fois je me suis branler pour éviter d’aller voir une prostituée, et devinez quoi ? J’y suis quand même aller juste après(ça fait peur).

      • Florent 25/11/2015 at 21:48 - Reply

        Je suis sûr que les méthodes pour sortir du porno sont transposables à ceux qui consomment du sexe réel à gogo !! Ton cas n’est donc certainement pas désespéré. Tu dois prendre TOUTE ta vie en main. Revoir tes habitudes, des relations. Un gros travail t’attends si tu veux t’en sortir.
        C’est ça qui est passionnant !!!

  30. Quentin 03/01/2016 at 16:12 - Reply

    Bonjour, à cause de mon frère, j’ai découvert le porno assez tôt. Cette année je vais avoir 16 et je ne sais pas sa fais combien de temps que je suis dans le cercle vicieux de la masturbation. Je suis perdu, je sais plus coi faire, je ne peux pas en parler avec mes parents, car je ne sais pas comment ils vont réagirent a cette nouvelle. Je suis un enfant assez gâté, j’ai un ordinateur, un smartphone et une tablette donc j’ai plein de possibilités d’aller sur internet . J’ai que 15,5 ans, il y a plein de trucs que je ne peux pas faire comme les adultes pour arrêter ça. Comme beaucoup de personnes, la masturbation m’a pas apporter que du bien, quand j’étais en couple( oui a mon n’âge c’est un peu ironique) la masturbation m’a causer que des problèmes, je complexe a l’idée que quand j’étais juste coller a elle, j’avais une érection, et plein d’autres choses. Pour vous dire un truc, j’ai hésiter a écrire ce commentaire, car j’avais peur de vote réaction à cause de mon âge. Merci

    • Florent 03/01/2016 at 17:31 - Reply

      Salut.
      Détends toi, c’est normal si tu as une copine d’avoir des érections quand tu es avec elle.
      Concernant tes appareils, tu peux nettoyer ton historique et demander à tes parents d’installer un contrôle parental car tu peux dire que tu as envie de faire autre chose que de passer du temps devant un écran et que ça t’aiderait. C’est clair qu’en parler à ses parents n’est pas forcément un choix à faire (mais je ne dis pas non plus que c’est une mauvaise idée).
      Concentre toi sur tes amis, fuis le porno quand il y en a. Donne toi à fond pour les autres et tes passions.
      L’adolescence est difficile mais ne dramatise pas. Tu peux trouver des moyens pour te détourner progressivement du porno. Malheureusement, il n’y a pas de baguette magique.

  31. le Déprimédu74 21/01/2016 at 18:58 - Reply

    Salut Florent

    Depuis plusieurs moi je suis regulie dans mes progrès j ai compris le danger de ce piège.j evite d aller sur le net

    Cesr possible de supprimer mon 1er plus bas .Stp .merci

    • Florent 21/01/2016 at 19:18 - Reply

      Bien sûr. De quel message s’agit il ?
      Pourquoi souhaite tu le supprimer. Il est intéressant !

  32. Seb 23/01/2016 at 10:12 - Reply

    Bonjour à tous,
    c’est ma deuxième visite sur le site et cette fois j’ai lu chacun de vos commentaires.
    Ce post sera long, je vais raconter un peu ma vie mais je crois que c’est le lieu pour le faire et puis je n’ai jamais parlé de cela avec personne.

    A 14ans, je me suis, retrouvé avec 2 amis un peu plus âgés devant un porno. Les 2 ont commencé à se masturber (sexe hors) et m’ont dit que je pouvais le faire. Je leur ai alors répondu que je ne m’étais jamais masturbé jusqu’alors (ils ne comprirent pas comment c’était possible) et partis ensuite sans les suivre.
    Puis, comme on adhère à une mode, je me suis mis à faire ça seul (avec des revues pornos de mon père cachées et quelques films pornos prêtés à mon père par un de leurs amis. Mes parents ont toujours pris cela à la légère, je m’en rends compte malheureusement.
    Puis vu le plaisir ressenti, j’ai continué et découvert la gratuité et la diversité du web.
    Je me suis parfois masturbé 4, 5, même 6 fois en une journée pour égaler le record d’un ami qui se vantait (ridicule!).
    Je précise que j’étais quelqu’un de timide, surtout avec les femmes. Je me suis dépucelé avec une prostituée à 17ans, sans soucis d’érection mais sans éjaculation accompagné de 2 amis (nous en avons pris chacun une).
    J’ai embrassé une fille pour la première fois à 18ans et j’ai eu mes premiers ébats sexuels quelques mois plus tard avec une fille de 21ans bien que ce ne fut que des préliminaires car j’ai été incapable de la pénétrer puisque pas d’érection.
    Ce problème ne m’a jamais totalement lâché, sauf avec des prostituées (une dizaine en 10ans) et une fille dont je suis tombé amoureux et avec qui je faisais l’amour chaque jour durant plusieurs mois.
    Je n’ai jamais cessé de regarder du porno depuis mes 14-15ans, sauf lorsque j’étais en couple car je déteste me masturber lorsque je suis avec une femme. J’ai eu aussi des périodes sans masturbations (j’en ai encore), allant de 1 mois à 5 pour la plus longue (en voyage) et à chaque fois, je pense avoir combattu l’addiction, alors je me teste, sans envie de regarder de la pornographie, mais seulement car je n’en vois plus le côté maléfique du fait qu’elle ne me tourmente plus. Pourtant, après quelques minutes de visionnage, l’addiction reprend, je le sens, alors je me masturbe 3 à 4 fois pour me sevrer et me punir. Parfois ça marche et parfois non, dans ce dernier cas, je suis reparti pour des semaines ou des mois (sans toutefois en regarder chaque jour).
    Hormis cela, je suis loin d’être déprimé ou dépressif, je suis quelqu’un qui lit pas mal, qui fait du sport, très curieux de toutes choses, qui aime la vie, les gens m’apprécient beaucoup, les femmes aussi mais je suis très souvent célibataire (plutôt par choix de liberté) car je suis de tempérament solitaire, j’ai une personnalité complexe, pas près pour la vie de couple et les aventures sans lendemain ne me branchent pas. J’ai 29ans.
    Depuis quelques mois, j’en suis venu à la conclusion que ma cohérence actuelle serait l’abstinence.
    En effet, j’ai de faibles désirs sexuels, j’aime plutôt la tendresse, j’ai en même temps un amour passionné pour les femmes et je ne suis absolument pas pédé.
    Parfois lorsque j’ai envie d’une femme ou besoin de tendresse, je regarde un porno et c’est reparti, plus de désir mais sentiment de honte, de dégoût.
    Pendant mes périodes d’abstinence de 2 semaines, 1 mois à 2mois, je me sens bien, je regarde les femmes sans pensées sexuelles et je me sens très bien dans ma peau, à l’aise. C’est seulement la faiblesse, l’abaissement de la garde et la sous-estimation de l’ennemi (problème de fierté et d’égo) qui m’amènent à replonger et absolument pas le désir sexuel c’est certain. Je continue néanmoins ce combat.
    En espérant que ce post puisse aider comme cela m’aide de l’écrire et ainsi que les vôtres me donnent du courage. Merci mille fois Florent, je salue ton courage et ton engagement, je vais commander ton livre afin qu’il soit à portée de main comme un rappel à l’ordre.
    Bon courage à vous tous contre cette gangrène insidieuse et subtile.

  33. Lightful 31/01/2016 at 05:26 - Reply

    Salut Florent, j’aime vraiment ce site et j’aime bien acheter le livre, mais malheureusement j’habite au Maroc et je n’ai pas un compte international donc je ne peux pas acheter du site amazon même si j’ai le kindle. Est ce qu’il y a des représentant au Maroc qui vendent ce livre? Merci pour votre réponse.

    • Florent 04/02/2016 at 22:46 - Reply

      Ah zut, le plus simple serait en effet de l’acheter sur Kindle. J’ignore comment procéder du Maroc… Il doit exister des tutos sur Internet. J’ai trouvé cette page d’aide d’Amazon.
      Merci pour les encouragements !

  34. Une femme 17/03/2016 at 17:09 - Reply

    Bonjour à tous, je trouve ce site très intéressant, il permet réellement de se sentir moins seule!!
    Je n’ai pas vu beaucoup de femmes écrire… Je dois faire partie de ces rares filles qui ont un rapport très visuel à la sexualité, plus que tactile… Malheureusement je suis tombée dans l’engrenage du porno, et je ne m’en sors pas. Je m’y suis mise assez tôt (15/16 ans). J’ai aujourd’hui 28 ans, et je ressens le besoin d’aller sur ces sites tous les deux ou trois jours, malgré le fait que j’ai un petit ami depuis 7 ans.
    Ce n’est pas un bon amant, et notre relation ne s’est pas construite sur le sexe. Il ne vient jamais vers moi, et j’ai toujours été à l’initiative de nos rapports. Depuis quelques temps, je ne vais plus vers lui, et il ne vient pas non plus vers moi, ça doit faire plusieurs mois que nous n’avons pas fait l’amour.
    Il s’est plongé dans le sport et n’a pas l’air de ressentir le moindre désir. Je me sens comme sa colocataire, ou sa meilleure amie… Pas très valorisant. Et il faut que je réclame les marques de tendresse.
    Mon malaise ne fait qu’empirer car je me rabats sur ces sites, qui me procurent un plaisir très court, insatisfaisant, et très culpabilisant. Je vais donc tester les moyens de me débarrasser de ces pulsions, car ces vidéos m’inscrivent dans un déni total vis à vis de mon compagnon…
    Merci encore pour ce site, et bonne route à ceux qui se sèvrent.

    • Sébastien 19/03/2016 at 09:40 - Reply

      Salut femme! (j’ai posté un commentaire le 23/01/2016)
      Effectivement les femmes semblent (en apparence) ne pas avoir ce problème mais tu es la preuve du contraire.
      Tu es en train de tuer ton désir à toi aussi fais attention. Le porno excite, donc si tu es déjà excitée et en manque, même si tu veux te masturber, logiquement tu n’as pas besoin d’images pornographiques. C’est ça le vice, c’est que souvent’ on croit qu’on a des envies de sexe mais en fait, on a seulement envie de visionner du porno, sans avoir d’envie de rapports sexuels, simplement envie de s’exciter alors on regarde du porno.
      Ton copain regarde-t-il du porno ou non? Si oui, il n’a peut-être plus de désir pour toi. Si non, (en as-tu la certitude?) il a peut-être une maîtresse ou alors il n’aime pas le sexe (accroc à l’endorphine qui prend toute la place).
      Dans tous les cas, il faut absolument que tu lui poses la question et cela même si tu crains sa réponse. Le silence est le pire ennemi du couple.
      Merci pour tes encouragements, c’est dur parfois mais on tient!
      Je te laisse, écris-moi, je serai ravi d’échanger avec toi. ça peut nous être utile.

      • une femme 01/04/2016 at 12:12 - Reply

        Salut Sébastien,
        merci pour ta réponse. En relisant mon post et ta réponse, je comprends encore plus que j’ai un réel problème de couple, donc soit je continue à me réfugier dans la pronographie en assumant rien et en étant mal, soit je prends le problème à bras le corps et je consulte pour sauver mon couple. Dans tous les cas je pourrai pas continuer comme ça, c’est pathétique.
        Je pense qu’on est plus de femmes qu’il n’y parait à être dépendante de la pornagraphie, sauf que c’est extremement tabou chez les nanas, et ça doit paraitre moins « normal » que pour les hommes, sans que ce soit justifié…!
        J’ai démarré assez tôt plus par curiosité, maintenant je sais que la pornographie comble un manque chez moi, et me sert de refuge pour fuir mes problèmes réels de sexualité avec mon homme… Je pense que j’ai une libido plus forte que lui, tout simplement. J’arrive pas à l’assumer, et c’est tellement facile de se faire un petit plaisir solo sans rendre de compte à personne. Sauf que les comptes je les rends à moi-même aujourd’hui car je suis très mal dans cette situation, et surtout je suis complètement frustrée, insatisfaite et ça va me rendre aigrie avec le temps si je ne change rien… (le syndrome de la fameuse « mal baisée », terme sexiste à souhait d’ailleurs…)
        Bref, normalement je sais quoi faire, il faut juste franchir le pas: CONSULTER un professionnel psychoquekchose ou sexoquekchose!! Car je ne peux pas m’en sortir seule, j’en prends conscience avec ce site également…
        Bon courage à tous, tout ça n’est pas une fatalité, et rien que le fait d’écrire sur ce site fait de nous des personnes en quête de réussite et de mieux-être…

  35. stop 04/04/2016 at 18:07 - Reply

    Salut à tous
    j’ai tout lu, vraiment merci.
    ca fait du bien de pas se sentir seul avec such a « fucking » problème.

    Pour ma part (essayons de partager aussi),
    J’ai 41ans, je suis marié à une femme superbe que je n’ai jamais trompé et que je comble presque tous les jours depuis vingt ans,
    elle m’a donné de beaux enfants, nous avons une belle maison, des animaux, une belle voiture, une vie de rêve…

    et pourtant un énorme nuage obscurcie tout ce bonheur,
    en fait plusieurs gros nuages comme le parasitage de notre planète par notre sale race, le manque d’argent (jalousie), ect…
    mais aussi l’alcool et la drogue qui je le croyais m’aidaient à (ne pas) faire face à tous ca, et donc la pornographie…

    particularité qui n’a pas encore été évoquée ,c’est la nature extrême de ce qui m’excite et qui est aussi bien dur à supporter.
    j’ai commencé comme bien d’autre étant enfant avec les magazines et autres VHS de nos père ou potes, touche pipi avec les cousines, amies ect…
    mais avec l’apparition d’internet tous est devenu plus aisée, de sites soft en sites dégueu., évolution inexorable.
    comme il me fallait de plus en plus de perversion pour me combler, j’ai fini cette exécrable ascension
    jusqu’au point d’éprouver de l’attirance pour les jeunes filles ,pas bien du tout, pas fier du tout, impardonnable.
    Bref ma belle vie, mon temps, tous ces remords insupportables…

    j’ai finis depuis peu par aller consulter un psy et un addictologue ,
    (c’est d’ailleur le psy qui m’a donné le lien vers ce site)
    après des dizaines,dizaines de tentatives solo pour m’arrêter comme vous.
    en installant des filtres ,blocages,ect… ,périodes de sevrages, en faisant du sport, jardinage tout ce que l’on peut s’imaginer pour changer d’idée.
    malheureusement tout comme vous (certain) ya toujours un moment un jour ou l’autre ou je reprends mes esprits et que suis je en train de faire?
    visionner ,télécharger du cul et souvent je viens de finir de jouir.
    C’est aussi juste à ce moment précis que cet horrible sentiment de n’être qu’une grosse merde sans volonté me retombe dessus.
    J’arrive désormais à limiter la fréquence de mes craquages à 1-2 fois par semaine max.,en essayant de contrôler mes pulsions tant bien que mal…
    dernier petit truc qui marche pas mal pour moi :
    me suis fais des memos sur mon tel. avec toutes les petites ou grandes choses à faire à la maison auxquels on ne pense jamais quand on est prêt à faillir,
    du genre ,brosser ou se balader avec le chien ,vider le bassin ,couper du bois, réparer la gouttière quand je sens une envie à la con monter en moi,
    je prends cette liste ,il est alors facile de choisir parmi toutes ces occupations ce qu’on à envie de faire à la place à ce moment précis…souvent ca marche.

  36. Seb 04/04/2016 at 21:04 - Reply

    Salut stop,

    j’ai écrit juste au-dessus.
    Personnellement, quelque chose m’aide en ce moment, mais je ne voulais pas le faire et n’y arrivais pas (je ne suis pas religieux, pas même baptisé).
    C’est la prière, Dieu est la seule personne à qui l’on puisse tout dire, encore faut-il croire en lui… Si vous ne croyez pas en Lui, essayez tout de même, n’ayez pas peur du ridicule, demandez-vous ce qui vous empêche de prier et dites-vous que quelqu’un vous écoute. J’ai débuté il y a une dizaine de jours (matin et soir) et les résultats sont aussi efficaces que surprenants (pas de blague), mais je ne savais vraiment plus quoi faire. Je pense que le fait de confesser sa honte chaque jour à haute voix, ça produit quelque chose, ça résonne…et Dieu fait le reste (c’est mon avis). Le combat n’est néanmoins pas terminé mais il y a des résultats positifs et encourageants. Si cela n’avait pas été le cas, je me serais abstenu de ce témoignage.
    Bon courage à vous et à tous.

  37. Olivier 06/04/2016 at 01:07 - Reply

    Salut à tous,

    Je m appelle Olivier j’ai 20 ans, je suis hétérosexuel, je suis en couple j’aime énormément ma copine, mais je regarde souvent du porno, très souvent au moins 7 fois par jour. Mais à force de me masturber sur le porno ça ne m’excite plus, je me forçais même à regarder du porno en me masturbant… Mais un jour j’en ai eu marre de n’être plus vraiment excité. Alors j’ai commencé à regarder des catégories plus hard. J’ai commencé à aimer voir des hommes qui se font sodomiser par des femmes tout en visionnant à la suite un porno hétérosexuel.
    Ensuite, je me suis mis à me faire de temps en temps du porno gay (pourtant ça me dégoûtait, je n’aimais pas ça et je me forçais, car j’en avais marre du porno hétérosexuel). Les femmes c’est ce que j’aime. Puis juste après avoir regardé le porno gay 8 min plus tard je suis réparti sur du porno hétéro, car je ne pouvais pas rester sur des images gays ^^ (je suis pas homophobe)…
    Avec ma copine je ne prends pas vraiment de plaisir, car j’ai des images de porno hétérosexuel dans la tête. Limite j’ai besoin de mettre du porno a la TV tout en faisant avec elle pour prendre vraiment du plaisir. Lors de la fellation c’est bof alors que je kiffe regarder souvent ça sur les sites ! Ça me trompe, le porno n’est vraiment pas bien ça me détruit… Je m’abstiens pendant 2 mois je craque, je repars voir une première vidéo : mes yeux s’ouvrent grand comme si c’était la première fois. Normal : mon cerveau n’était plus habitué à voir du porno et c’est réparti première vidéo puis 2e 3 h plus tard puis 4e, mince à ce moment je sais que c’est reparti pour une longue dépendance… Comme d’habitude au bout d’un moment ça m’excite plus et je me retourne vers du porno gay, mais cette fois avec de moins en moins de dégoût. Je regarde 1 ou 2 vidéos après j’arrête je retourne sur l’hétéro… Mais là des fantasmes gays arrivent alors je me remets à regarder les deux. Mais jamais plus de 7 vidéos gays pour 5 hétéros sur 2 jours….

    J’ai honte. Quand je sors, les images reviennent et quand je vois un homme j’ai des idées noires. Mon cerveau ne veut pas et j’ai mal à la tête ça me travaille mentalement alors que je suis hétéro, je me force à regarder les filles ça me dit peu de chose même chez les hommes j’ai pas envie. Mais les images que j’ai vues me choquent donc ça me travaille quand je vois un homme sans pourtant avoir l’envie de faire avec lui… Depuis 1 semaine jusqu’à aujourd’hui je me bats psychologiquement pour arrêter de croire que je suis gay à cause des vidéos… Le fait d’en prendre non-stop et ça me travaille j’ai mal à la tête.
    Je n’ai jamais cru que je pouvais en arriver là incroyable donc hier je n’ai pas regardé du porno et surtout pas du gay j’arrête, car ça me donne des idées noires, mes nerfs travaillent constamment…
    Il me faut plus de temps pour évacuer tout ça, mais parfois je me dis suis je gay ou quoi ? Il faut dire que je me masturbe 5 fois en moyenne par jour…Besoin de conseils SVP…

    • La musique ça fait du bien 08/04/2016 at 13:29 - Reply

      « Je m’abstiens pendant 2 mois je craque, je repars voir une première vidéo : mes yeux s’ouvrent grand comme si c’était la première fois. Normal : mon cerveau n’était plus habitué à voir du porno et c’est réparti première vidéo puis 2e 3 h plus tard puis 4e, mince à ce moment je sais que c’est reparti pour une longue dépendance…  »

      Tu as parfaitement résumé l’effet de l’addiction. L’addiction fonctionne, dans le cerveau, de la même manière quelle que soit la substance ou le support (pornographie ici).
      Pour être guéri il faut que la chimie du cerveau retrouve son équilibre, et cela ne se fait pas du jour au lendemain. Plus le cerveau est en manque (durée à se retenir, 2 mois ici), plus il réagit violemment si l’occasion de retrouver la source de plaisir (alcool, héroïne, nicotine, pornographie..) et c’est reparti pour tout un cycle d’addiction.

      Ce qu’il faut c’est « tuer » l’addiction. Au bout d’un moment, but du sevrage, l’équilibre hormonale se rétabli à la normale et on peut enfin redevenir soit même.

      Céder à l’addiction apporte du réconfort sur le moment mais entraîne, via les déséquilibres chimiques du cerveau qui en découlent, dépression, baisse de l’estime de soi enfin bref on peut en arriver à croire que nous ne valons rien sur cette planète.

      Tu dis avoir dérivé vers les catégories extrême et que cela a entraîné une remise en question de qui tu es, qui tu aimes.. C’est juste l’addiction, telle un démon, qui contrôle tes pensées.

      Pour s’en sortir c’est simple: l’addiction est un monstre, tu es bien plus fort que ce monstre et ce monstre tu vas t’en débarrasser et tu n’y penseras plus jamais ;)

      • Olivier 08/04/2016 at 14:20 - Reply

        Ça fait trois jours que je regarde plus et j ai plus de pensée homosexuelle. Maintenant ça me dégoûte d’avoir pensé à ça, quand je regardes les femmes y a une petite envie qui revient je me sens mieux. Faut que j’arrête de penser au sexe je viens de comprendre que j’étais dans un état très grave en fait. Je me suis avoué que j’étais addict et que je regardais du porno gay car j’étais blazé du porno hétérosexuelle mais je ne suis pas gay… Dans ma tête il y a eu une libération et maintenant depuis 2 jours ma tête se dégonfle parfois je tremble, même mon doigt je comprends pas ^^ je sens mon cerveau se soulager. Quand je fais une sieste mon coeur s’arrête et redémarre car j’ai une sensation que je tombe dans le vide, c’est le cerveau qui envoie un signal. Faut dire que j’étais terrorisé de penser que j’étais Gay alors que c’était impossible jamais eu le moindre attirance pour un homme. Le porno te fait douter c’est grave je viens de comprendre et rien que ça je ne pourrais plus jamais revoir du porno.

        • Sébastien 09/04/2016 at 01:00

          Salut Olivier,
          fais attention à ta dernière phrase : « Le porno te fait douter c’est grave je viens de comprendre et rien que ça je ne pourrais plus jamais revoir du porno. »
          Le plus gros danger c’est de penser que tu as vaincu le mal. Tu risques dans quelques temps (une semaine, 1 mois) de te dire que tu es sevré et que tu ne risques absolument plus rien. Alors pourquoi pas se refaire une petite vidéo « juste comme ça pour voir si je suis guéri, pour me tester »?
          Prends garde, NE FAIS PAS CELA, et ne fais pas ce genre de test, on est guéri quand on en regarde plus et on retombe dans l’addiction aussitôt que l’on en regarde. Tiens le coup!

        • Olivier 09/04/2016 at 13:40

          Oui tu as raison Sébastien, j’ai eu soudainement envie de regarder très tôt le matin… J’ai eu une envie et je suis revenu sur le site et je vois ton commentaire, c ‘est incroyable, je me sens moins seul alors ^^ . C’est une vraie drogue je veux m’en sortir. Vous avez pas un conseil pour arrêter de penser et faire autre chose quand y’a une envie ? Pour l’instant j’ai réussi, je suis revenu sur le site et ça m’a calmé quand j’ai relu mon premier commentaire :)

  38. Sébastien 09/04/2016 at 17:53 - Reply

    Regarde mon post (Seb) juste avant ton premier et long commentaire (remède le plus puissant sans doute) :
    et… le cas échéant, lis, fais du sport, regarde un film, conférence…, étudie, sors, visite des amis mais avant tout, il faut absolument aller au fond du sujet et le comprendre en profondeur, avoir vraiment envie de s’en sortir, de combattre, et à chaque faux pas, ne pas s’inquiéter si progression il y a. Recommencer, sans se maudire ni se ramollir. Beaucoup de persévérance et de courage. Si tu sens une envie de pleurer, laisse couler tes larmes. Les vrais hommes sont ceux qui font front et savent tenir leurs passions. On a du chemin à faire, ce n’est jamais terminé.
    Si ça peut te motiver, je suis célibataire, plus de porno depuis 1 mois, pas de masturbation, une éjaculation nocturne. Je le vis bien, me sens bien de ce fait et satisfait de ne pas regarder les femmes comme des p… en me faisant des scénarios dans la tête. Je les regarde avec du désir mais respectueusement (car je suis un amoureux des femmes, no homo). Surtout, je suis décontracté, puisque je ne cache rien, je n’ai plus ce secret indicible au fond de moi. Les efforts paient et surtout, dans mon cas, la prière.
    Keep fighting!

    • Olivier 12/04/2016 at 13:15 - Reply

      En fait je souffrais d’une grosse depression envie suicidaire parfois des idées noirs d’où les troubles gay à cause des videos car avant ca me faisait rien etc… Tension à la maison qui augmente ma depression, je m’en suis rendu compte et mon cerveau dégonfle au fur et à mesure. Mais le porno a joué un rôle : manque d’estime de soi, je sert à rien dans la vie, je me suis dévalorisé et j’ai fait une crise d’anxiété. Les tensions à la maison n’en pas arrangé les choses. La dépression me donnait des idées suicidaire puis gay à cause des vidéos ( ça était fatal un cocktail qui te fait perdre la tête ^^ ), incroyable ça me fait rire mais quand tu sais pas ton problème c’est très difficile de le combattre mais quand tu sais l’origine de ton problème c’est plus facile de gérer le problème ! Je me suis rajouter un problème à la déprime en pensant que j’étais Gay donc je combattais ça alors que rien à voir ça venait s’ajouter à la dépression pathétique :) et quand la dépression par grâce à des situations positifs dans la vie comme par magie tout disparaît, ta libido booste d’un coup d’ailleurs j’ai fait un rêve erotique ce matin tout redevient à la normal ^^ je me suis levé avec la barre matinale ce qui n’était plus le cas depuis 2 semaines !

  39. mike 17/04/2016 at 01:19 - Reply

    Bonjour à tous.
    J’ai 35 ans bientôt. À l’age de 6 ans, j’ai fait un 69 avec ma cousine qui en avait 9 et elle m’avait dit de ne rien dire. À 10 ans, on a fait l’amour mais je n’ai rien vu et n’avais pas encore de soit-elle.
    Pendant des années, j’ai rêvé d’elle et prie dieu afin de la revoir.
    J’ai aussi les enfants d’amis de mes parents s’adonner à le sexualité, fellation… Mais avait été privé de cela car rappelé dans le salon. J’ai été frustré de tous ces non-dits. Plus tard, les filles au collège se moquaient de moi…
    Je suis quelqu’un de très très timide et vers 14 ans, me suis masturbé… Puis porno et addiction. De plus, j’ai fumé des joints en quantité industrielle…
    Très dépressif, j’ai aussi la croyance farouche d’être un homosexuel alors qu’attiré par les femmes. Souvent jeunes.
    J’étais accros au shit, à l’alcool, aux jeux vidéo, aux films x …
    En plus d’une pratique extrême et inavouable : à savoir, au risque d’en dégouter plus d’un, paradoxalement moi y compris, l’insertion d’objets dans le rectum. Bon appétit !
    Ce qui m’a, comme on peut s’en douter, complètement déboussolé.
    J’ai déjà arrêté 5 ans de fumer mais avais repris… Aujourd’hui ça fait bien 8 mod que je ne fume plus mais je sais que le risque est toujours là… J’essaie de me calmer sur l’alcool et c’est pas évident… Il faut éviter ses amis
    En ce qui concerne mes pratique peu avouables, je les faisaient essentiellement lorsque j’étais stressé, généralement quand j’avais bu, et le fait de fumer des joints me détendait littéralement.
    J’étais un gros branleur et me masturbait des heures et des heures durant.
    Après, il m’est plusieurs fois arrivé d’avoir les images imprimées grand le rétine… De cul ou de jeux vidéos… Mon quotidien c’était ça, en alternance.
    Maintenant que je suis net, je ressens mon corps et c’est dur.
    Car mes actes répétés me font ressentir un relâchement des sphincters et ça me perturbe totalement.
    Désolé pour ce dossier indigeste.
    Je suis perturbé et me demande si je suis attiré par les hommes. Alors que les gays me révulsent pourtant. Dans homophobie..
    Je suis attiré par certaine femme très belles, mais si elles se maquillent j’ai l’impression qu’elles trichent.
    Et le fait qu’elles veulent du sexe, de n’importe qui, perturbe et je me dis que ça ne m’intéresse pas.
    En fait j’ai aussi envie simplement de câlins.
    Je reviens de loin, auparavant je pensais de façon extrêmement négative et me faisais des scénarios catastrophe angoissant au possible… Je me disait être un être asexué…
    Et me refusais absolument et complètement l’idée de pouvoir être avec une fille.
    Je me trouve monté petit, et suis très complexé sur la taille de mon sexe…
    Avec les filles, je suis très gêné et n’arrive pas à avoir d’érection…
    C’est arrivé peu de fois ; autant en regardant une scène de fellation j’arrive à être très excité, autant quand une fille me suce, je suis complètement paralysé, entre les quarante centimètre des mecs dans les films et mon petit bout pas très larges…
    J’aimerais rencontrer une fille, enfin je crois, mais ce serait accepter « d’avoir une vie » , !, des activités,… Mais je commence à m’en sortir tout de même !
    Enfin voilà, je crois hélas toujours être à moitié gay refoulé, parfois comme attiré par certains hommes charismatiques tout en souhaitant sortir avec une femme mais en ne voulant pas être jugé et en étant accepté tel que je suis ; et sentir mon anus à moitié relâché ne m’aide pas .

  40. Rosenberg 16/06/2016 at 17:19 - Reply

    Bonjour je suis âge de 16 ans et je me sens fatigué et mou presque déprime apres la masturbation et je regarde du porno aussi tous les 2 ou 3 jours j’aimerais bien arrêter je me sens moins concentre moins intelligent et j’ai vu un article qui disait que le porno rendait moins intelligent. Mais est ce que vraiment un effet placebo quand on arrête de se masturber mon record c est 10 jour et je me sentais mieux plus homme plus énergique plus concentré etc la masturbation a t elle aussi des effets néfastes ?

    • Florent 16/06/2016 at 21:10 - Reply

      Salut Rosenberg,
      Non, la masturbation ne rend pas moins intelligent ! Plus de détails ici.
      Arrêter la masturbation apporte plus d’énergie mais par « ricochet » : c’est un effet collatéral lié à la fierté de soi et à l’hygiène de vie. Bref, au plaisir d’être maître de soi, pas directement à l’arrêt de la masturbation.
      Courage à toi.

  41. Tarik 20/08/2016 at 17:42 - Reply

    Bonjour
    Je tiens à te féliciter pour ce site. Donc voilà ca fait maintenant plus de 15 ans que je suis addict au porno (débuté à l’age de 13 aujourd’hui j’en ai 28) j’ai mis du temps à me rendre compte que cette dépendance me cause des problèmes psychologiques notamment la phobie social du coup je vie toujours dans l anxiété mal à l aise à la présence des autres en plus d’un retard d’éjaculation trop important lors de mes rapports. La j’essaie de décrocher mais il m’ait très difficile car je cède au bout de 3 jours surtout que mes goûts ont différents de temps à autre (je suis passé par toute les catégories et la actuellement je me vois commencer à visionner des videos de mes semblables sans avoir aucune attirance). Je ne sais toujours pas quel programme suivre pour décrocher afin de pouvoir revivre normalement et de regagner ma confiance en soit!

  42. sami de Jésus 22/01/2017 at 03:18 - Reply

    L’envers du porno
    Isabelle Sorente
    Les témoignages non officiels des coulisses de l’industrie du sexe sont rares. Un film, présenté par une association au parlement suédois dans le cadre d’une réflexion sur la liberté d’expression et la pornographie, rassemble des confidences édifiantes d’actrices, de policiers, de producteurs. « Shocking Truth » est son nom. Attention : visionnage violent. Et vraie colère. **
    Dépassée Annabel Chong, qui, en 1995, passait sous 251 partenaires en dix heures… Angela Houston, 30 ans, en 1999, s’est fait 622 hommes en 7 heures, soit un homme toutes les 40 secondes. Candy Appels a pour sa part été interrompue au 742ème par la police de Los Angeles. Quant à Sabrina Johnson, 23 ans, elle s’entraîne pour battre le record du gang bang, 2000 hommes en 24 heures prévus à la Saint-Sylvestre.
    Aucune étude ne dresse encore le portrait psychologique de ces candidates au viol collectif. Mais Annabel Chong revivait en direct, dans son film, le traumatisme d’un viol véritable. Et Angela, Sabrina, Candy, qui sont-elles ? Qui sont ces femmes qui se disent heureuses après s’être fait passer dessus par une armée ? Qui sont ces Candy, Cookie et autre Molly ? Qui sont ces êtres humains qui se cachent sous des noms de chiennes ou de friandises ? Aujourd’hui, les témoignages sortent. Nous avons visionné « Shocking Truth », film suédois réalisé à partir d’interviews et de montages de films pornographiques diffusés dans le nord de l’Europe, et présenté au parlement suédois en 2000 dans le cadre d’une réflexion sur la liberté d’expression dans la pornographie.
    Aussi dérangeant que cela puisse être, derrière chaque vagin, chaque bouche à pipe, chaque anus, derrière chaque trou rempli de foutre, de doigts, de poings, de centaines de bites d’affilée, se cache un être humain.
    Un être humain, un corps qui, souvent, saigne entre les scènes. Qui s’évanouit pendant les plans coupés. Qu’on redresse tant bien que mal pour l’éjac finale dans la gueule. Nous le savons aujourd’hui.
    Beaucoup de sang coule de ces culs anonymes, aux noms de gâteaux.
    Certes, ne pas penser qu’un être humain, doté du même corps fragile que votre soeur ou votre mère, soit pénétré à la chaîne, saigne, s’effondre, soit marqué à vie, permet de mieux apprécier le spectacle pornographique, d’en jouir plus tranquillement.
    Mais ce n’est pas la réalité.
    Ne pas y penser, c’était mon cas avant. Avant de m’intéresser à l’envers du décor. Même si l’univers formaté et prévisible des films pornos m’a toujours paru ennuyeux, je ne dédaignais pas une vidéo de temps en temps, quelques scènes un peu crades pouvaient même me mettre en train, par contagion joyeuse de l’effet salope.
    Mais c’était avant. Une fois qu’on sait, il faut bien avouer que ça gâche le plaisir. Qui sont-elles ?
    J’ai commencé cette enquête sans a priori. Entre filles, c’est vrai qu’on se demande. Après tout, celles qui se font mettre par cinquante mecs dans les pornos, d’accord, elles aiment sûrement pas ça, mais n’ont-elles pas choisi ? Elles sont payées pour ça. Même si elles ont besoin d’argent, elles pourraient quand même faire autre chose, non ? Travailler en usine, vendeuse, autre chose.
    Mais est-ce vrai ? Avant les grandes luttes sociales, les filles qui bossaient dans les usines chimiques pourries et maladives se mutilaient en connaissance de cause, tout en rêvant de passer à travers. Ces filles auraient-elles pu choisir autre chose ?
    En vérité, qui sont vraiment ces hommes et ces femmes que le spectateur consomme à longueur de vidéo ? Tous des enculeurs fougueux et des salopes qui aiment ça ? Ou encore des fainéantes qui refusent de bosser ?
    Réponse d’un producteur de porno suédois* : « Ce sont très souvent d’anciennes victimes de viols ou d’inceste dans l’enfance. » Et puis, après un temps : « Bien sûr, dans ces conditions, on peut se demander si elles choisissent ce métier librement ».
    Quant aux hommes ? Réponse du même producteur : « Les hommes ne doivent pas être émotifs pendant. Il ne faut pas, par exemple, qu’ils attendent une réponse de leur partenaire, qu’ils soient attentifs à leurs réactions. Alors, s’ils sont émotifs, ils ne peuvent pas vraiment faire ce travail. En fait, les hommes doivent pouvoir agir comme des machines. »
    Réponse d’un ancien commissaire, qui a rencontré d’innombrables prostituées et actrices du hard* : « J’ai connu des milliers de filles. En fait, j’ai plus l’impression d’avoir rempli une fonction de travailleur social. Ce ne sont pas les mêmes filles dans le porno et dans la prostitution. Mais elles ont les mêmes origines. Presque toutes ont été abusées dans l’enfance. »
    Voilà un début de réponse sur les être humains qui travaillent dans le porno. Que ce soit en France, aux Etats-Unis ou en Suède, la constatation des associations, après avoir recueilli de nombreux témoignages est la même. Les milieux défavorisés fournissent un vivier de pauvres filles pour la prostitution et la pornographie. Très souvent victimes d’inceste et violées pendant l’enfance. Ou accrochées aux drogues. Or, constatent les associations, les victimes d’inceste ou de viols, les droguées ne sont pas prises en charge par la société pour bénéficier d’un traitement ou d’un processus d’aide. Elles sont alors directement manipulées par des souteneurs ou des producteurs, parfois dès la sortie des foyers. Elles sont récupérées de façon industrielle pour alimenter les productions bas de gamme en tout genre, jusqu’avec des dogues, des ânes, des chevaux, etc. Chacun y trouverait son compte, que ce soit les services sociaux déjà saturés et incapables de répondre à la demande, ou, bien sûr, les boîtes de production du X tout venant, qui font leur beurre sur ces anciens enfants martyrisés, habitués à la douleur comme à la docilité.
    Voilà le voile que lèvent les associations sur ces filles. Le corps des plus défavorisés utilement recyclés pour servir de liant social.
    Ce n’est pas seulement un scandale mais une horreur. A grande échelle.
    Aux USA, l’industrie du porno dégage 4 à 6 milliards de dollars par an. Plus que l’industrie du film et du disque réunie.
    La diffusion de « Playboy » et de « Penthouse » (24 millions d’exemplaires) est deux fois plus importante que celles de « Newsweek » et de « Time » réunies… Toujours aux USA, 75 % des magasins de vidéo vendent des K7 ou DVD pornos, qui leur assurent entre 50% et 60 % du chiffre d’affaires. Et 65 % des connexions sur le net concernent des sites pornographiques. Derrière les chiffres, combien de corps ?
    Backstage : deux filles interviewées * entre deux scènes, du sperme plein le visage.
    La première, sourire figé, terrible, regard fixe : « Je sais que je suis une grosse pute. Mais je ne me rappelle plus quand ça a commencé » . La seconde : « Peut-être… quand je me suis fait enculer par l’avocat de mon père. Enfin, je ne sais plus si c’était son avocat ou un de ses collègues. J’avais douze ans. » Tout cela dit avec l’indispensable sourire caméra et en enfonçant un doigt manucuré dans une chatte épilée et parfaitement sèche.
    Voilà la situation d’être humains entrés volontairement dans le bagne moderne du sexe, si on peut considérer comme un acte de volonté l’impossibilité de refuser des violences nouvelles pour les rescapés de violences anciennes. Qu’advient-il d’eux, une fois entrés ? Maladies, suicides… Comment savoir ? On apprend des associations que la plupart des actrices touchant à la zoophilie se sont suicidées. Enfin, celles dont on connaît le nom. La junkie édentée ramassée dans la rue pour se faire mettre par un lévrier afghan, celle qui pose pour la jaquette du dvd bien en évidence dans le bac prés de l’entrée du sex-shop à côté de chez moi, celle-là, où est-elle aujourd’hui, que lui est-il arrivé depuis? Suicide ? Overdose ? Les culs anonymes passent et crèvent. Qu’importe. Le réservoir à paumés et à déchets sociaux est disponible, à la merci des fantasmes érigés en loi. Ce n’est pas la matière première qui manque.
    Mais après tout, comme le dit un autre producteur* : « Il n’y a pas de loi interdisant de faire de l’argent dans un système capitaliste. Je n’ai pas inventé le capitalisme. Je suis innocent. » L’écran et la réalité.
    Sur l’écran, le spectateur de porno, à quelques stars près, voit finalement des filles qui se ressemblent toutes. A la couleur des cheveux et la grosseur de poitrine près. Difficile après tout de faire la différence entre un anus et un anus, une bouche à pipes et une bouche à pipes. Pas grand chose d’humain là-dedans, mais plutôt l’excitation au spectacle de morceaux de corps, de viandes avides, gémissants et presque toujours anonymes. C’est d’ailleurs justement cet anonymat, cette facilité, ce côté immédiat et à vif de l’acte sexuel qui font l’intérêt de ce genre de film. Alors, où est le problème ? Au nom de quelles idées réactionnaires condamner mon plaisir ? En quoi la vision de ces scènes peut-elle représenter un danger pour moi, pour les jeunes habitués à une telle sexualité mécanisée et mercantile, etc… ?
    Telles sont les questions que se pose aujourd’hui le spectateur. Ces questions sont évidemment légitimes, et peuvent faire l’objet d’innombrables débats. D’ailleurs, on les entend partout, de « Max » à l’ »Observateur », chez Delarue, sur TF1…
    Mais le débat ne peut s’en tenir à la seule logique du spectateur, des fantasmes du spectateur. Parce que la réponse à la question « Qu’arrive-t-il et que deviennent les hommes et les femmes sur le tournage d’un film pornographique » n’est pas entièrement contenue dans les images que vous visionnez tranquillement sur votre vidéo (même si certaines choquent par leur inhumanité ou la souffrance visible des actrices).
    Rappelez-vous « Gorges Profondes », le film X culte des années 1970, où tout le sexe se réduit à des pipes, queue à fond dans la gorge, ce qui ferait jouir à coup sûr l’héroïne. Pendant le tournage, Linda Marchiano, alors connue sous le nom de Linda Lovelace, était battue et menacée d’un pistolet par son compagnon afin de pouvoir accomplir les performances buccales qui ont fait du film une des œuvres fondatrices de la pornographie. Pendant les mois qui ont suivi, de nombreuses femmes ont été hospitalisées aux Etats-Unis, qu’elles aient été victimes de viols ou que leurs petits amis aient voulu réitérer à la maison l’exploit que Marchiano n’avait pu signer que menacée, dans un état second.
    Tournage X*. Une petite blonde assez mince se fait sodomiser sans ménagement par un mec puis par un autre puis par un troisième. Ils font la queue sans état d’âme, bite à la main. Les larmes font couler le maquillage. Difficile de confondre les cris avec des cris de plaisir. Entre le deuxième et le troisième type, qui la secoue comme un sac, elle chancelle et ses yeux virent au blanc. Plan coupé. Séquence suivante, nouvelle enculade, avec en plus trois mains plongées dans son vagin, la fouillant sans ménagement. Quand son partenaire se retire, elle manque tomber. Une main la redresse par l’épaule et lui plaque le visage sur une bite. Elle doit sucer, tout avaler. Interview backstage de cette fille. Les larmes ne sont pas encore entièrement séchées :
    – Q : Si un inconnu vous mettait sa bite dans la bouche en pleine rue, ça vous dérangerait ?
    – R : Vous croyez que je les connais bien, les hommes avec qui je viens de tourner ? Je ne les avais jamais rencontrés avant le tournage. Alors si un inconnu jouissait dans ma bouche, non, ça ne me dérangerait pas.
    Et puis un sourire caméra, d’autant plus atroce qu’on a encore en mémoire les grimaces de douleur de la scène précédente. Elle ajoute :
    « Mais n’oubliez jamais que j’aime ça. J’adore le sexe, je suis une vraie pute et j’aime ça. »
    Elle aime vraiment tomber dans les pommes, enculée par tous ces mecs ? Ou est-ce la thèse officielle ? Ou pire : finit-elle par le croire ? Et que penser de celles qui diraient aimer ça avec des chiens ou des mulets ?
    Après la servitude volontaire, voici la torture volontaire, ultime horreur moderne.
    Backstage, encore. Une autre actrice *, le visage également baigné de sperme.
    – Q : De quoi avez vous peur ?
    – R : De devenir un animal. Je ne suis plus un être humain. Je me sens comme un animal.
    Même question posée à une autre fille *, en train de sucer un gode fluorescent. Elle sort le gode de sa bouche, et d’un coup son regard change. Eteint. Fixe. Perdu.
    – Q : De quoi avez vous peur ?
    – R : De devenir rien. Et ensuite moins que rien.
    Backstage toujours.
    Elle a au plus 24 ans *. Elle raconte son expérience d’ex-actrice de porno et s’écroule en larmes. Elle parle de Cookie en disant « elle », comme s’il s’agissait d’un corps étranger, comme si elle ne pouvait pas raconter à la première personne. Car Cookie, c’est elle.
    Cookie devait tourner une double pénétration. Elle s’est mise à pisser le sang. Il a fallu couper. Les producteurs et les autres acteurs ont donné des kleenex à Cookie pour qu’elle s’essuie, en la traitant de conne parce qu’elle gâchait le film. Après cinq minutes de pause, le tournage a repris et on lui a fait finir la scène. Elle est payée pour ça, n’est-ce pas. Elle a choisi ça.
    Cookie dit encore, parlant toujours d’elle-même à la troisième personne : « Cookie avait une hémorragie qui nécessitait une hospitalisation d’urgence. »
    Cookie n’est sans doute pas la seule à avoir été hospitalisée après un tournage. Les histoires sortent. Une fille condamnée à la chaise roulante suite à un gang bang. Une autre passe six mois à l’hôpital. Comme le raconte Raffaëlla Anderson dans son terrible témoignage, « Hard » : « Prenez une fille sans expérience […], loin de chez elle, dormant à l’hôtel ou sur le tournage : faites lui faire une double pénétration, un fist vaginal, agrémenté d’un fist anal, parfois les deux en même temps, une main dans le cul, parfois deux. Tu récoltes une fille en larmes, qui pisse le sang à cause des lésions, et qui généralement se chie dessus parce que personne ne lui explique qu’il faut faire un lavement. De toute façon, c’est pas grave, la merde fait vendre. Après la scène qu’elles n’ont pas le droit d’interrompre, et de toute manière personne ne les écoute, les filles ont deux heures pour se reposer. Elles reprennent le tournage. »
    Limiter le débat à la problématique du plaisir du spectateur est dangereux, parce que ce qu’il voit à l’écran n’est pas la réalité.
    On parle parfois avec horreur des snuff movies, où les filles seraient torturées à mort. Mais certains films pornographiques se rapprochent des snuffs movies, les tortures sont coupées au montage. Les témoignages sortent des studios. Les images aussi.
    Jamais on ne voit un gang bang, une double, triple, multiple pénétration ou un fist-fucking, filmé sans coupe, sans montage. Parce qu’alors, comment ne pas ouvrir les yeux, comment imaginer qu’on puisse infliger une telle violence à un corps sans conséquences et sans séquelles ?
    Raffaëlla : « Le matin, tu te lèves, tu te fourres pour la nième fois ta poire de lavement dans le cul et tu nettoies l’intérieur. Tu réitères jusqu’à ce que ce soit propre. Rien que ça, ça fait mal. […] Après ça, j’ai besoin de me mettre sous la couette une heure pour oublier combien j’en souffre. […] Aucune position ne convient. Tu tournes dans tous les sens mais y a rien qui t’apaise. Après quoi, tu te retrouves sur un set et tu suces, tu cambres. On te traite de salope […]. Rien ne vaut une telle souffrance. »
    La pornographie tout sourire n’est possible que dans un monde virtuel, où les cris de souffrance sont remplacés par des gémissements de plaisir et des appels à y aller plus fort. Déshumanisation
    Voilà pourquoi, il est devenu non seulement stupide mais criminel de faire du débat sur la pornographie un débat « d’idées », où les défenseurs de la censure s’opposent aux soi-disant libres-penseurs sur le thème « quel effet sur le spectateur ? ». Même si j’apprécie le travail de pionnières mené aujourd’hui par les intellectuelles américaines sur la question de la pornographie, je ne partage pas leur opinion d’un racisme exprimé à l’encontre des hommes ou d’une fantasmatique macho insupportable. Il est inutile, et tout aussi criminel, de réduire le débat sur la pornographie à un antagonisme féminisme / pouvoir masculin.
    Il est devenu en revanche urgent de s’interroger sur le processus de déshumanisation de milliers d’hommes et de femmes engagés dans la pornographie à la chaîne. Les témoignages sur les coulisses de la pornographie m’ont bouleversée et horrifiée. Il y résonne des échos familiers qu’on aurait bien voulu ne plus jamais entendre. Relisez n’importe quel témoignage de rescapés, consultez n’importe quel document sur la torture. Cela se passe, cela s’est toujours passé de la même manière. En Europe, en Afrique, en Amérique. Le processus de torture vise à priver un être humain de sa qualité d’être humain. La torture vise à le réduire à l’état d’animal, à l’anéantir jusqu’à ce que lui-même ne se considère plus comme humain, mais comme rien, moins que rien.
    À chaque fois que l’on visionne un film pornographique, il faut s’en souvenir. Qu’advient-il de ces filles dont la plus grande peur est d’être devenue « un animal » ou « rien, moins que rien » ? Nous le savons. Certaines meurent de cancers, du sida ou d’hémorragie. Beaucoup conservent des séquelles physiques et psychologiques qui les poursuivent longtemps. Rocco Sifredi lui même a reconnu un jour que certaines « actrices » du porno bas de gamme, ultra majoritaire, avaient le sexe et l’anus détruits. L’américaine Catherine Mac Kinnon, qui a recueilli des dizaines de témoignages, décrit une de ces femmes de manière saisissante : « Elle n’a pas de nom. C’est une bouche, un vagin et un anus. Qui a besoin d’elle en particulier quand il y en a tant d’autres ? Si elle meurt, à qui manquera-t-elle ? Qui portera son deuil ? Qui s’en inquiétera si elle disparaît ? Qui est-elle ? Elle n’est personne. Littéralement, personne »
    En Australie, beaucoup d’actrices ont recours à des opérations chirurgicales spécifiques. Il ne s’agit plus maintenant de retouches « classiques » (comme augmenter le volume des seins) mais de se faire ôter les grandes lèvres, afin que le vagin soit plus visible à l’écran… Rien qu’un trou. Spectateur bourreau.
    Il faudrait traiter les rescapés de ce bagne moderne avec le même respect, les mêmes précautions que les rescapés de la torture. Après cette enquête et avoir visionné les images de « Shocking Truth », je sais que je ne pourrai plus regarder un film porno comme avant. Je ne demande pas la censure, ou l’interdiction des films pornographiques.
    Je demande à sortir de la logique du spectateur. Qu’il nous suffise d’écouter notre corps. Il n’y a pas de débat d’idées sur le porno sans un débat de chair. Je ne demande pas l’abolition de la pornographie, dont on retrouvait déjà des traces sur les fresques pompéiennes.
    Je demande la création d’un observatoire destiné à veiller au respect des personnes humaines employées sur les tournages. Suis-je « réactionnaire » ? Sexuellement frustrée parce que je demande pour des êtres humains les mêmes égards que pour les animaux ? Nous nous indignons du massacre des bébés phoques, du gavage des poulets, jusqu’aux animaux mal traités dans les tournages X. Citons pour rire, pour le fou- rire car sans folie, il faudrait en pleurer, cet avis d’un internaute sur la zoophilie « [même si j’adore la sexualité filles / animaux] je ne peux cependant, en tant que technicien vétérinaire, défendre l’idée d’une interaction sexuelle entre l’être humain et l’animal, parce que cela ruinerait la psyché de l’animal et le ferait ensuite agir de façon intolérable au regard des règles de politesse de la société humaine. De plus, il serait mal d’encourager un animal innocent à suivre les traces du mâle humain, en quête d’un idéal inaccessible ».
    Froid dans le dos. Virtuel mortel
    Imaginons un instant qu’ait lieu une campagne d’information des spectateurs, avec diffusion sur une chaîne généraliste d’un film documentaire (du type « Shocking truth ») comportant des images porno tournées « backstage » . Pour la plus grande majorité, le passage d’une représentation virtuelle à une réalité physique atroce contribuerait à une diminution considérable, si ce n’est à une disparition totale de l’excitation provoquée par ces images.
    C’est à ce stade, et à ce stade seulement, qu’il faut réintégrer le point de vue du spectateur pour comprendre les résistances que soulèvent aujourd’hui les attaques dirigées contre la pornographie.
    Ce spectateur, ces millions de spectateurs, une fois privés de leur jouissance virtuelle, devraient chercher d’autres ressources pour leur plaisir onaniste. Mais combien d’entre eux en sont-ils encore capables ?
    Il ne faut pas sous-estimer la terreur et l’agressivité que suscitent chez certains la fin du rêve pornographique, la fin de l’image de la femme-trou, le désarroi que serait pour eux la perte d’un univers fantasmatique virtuel qui est souvent leur principal accès à la jouissance.
    Comment jouir dans le monde réel ? Comment jouir de chair et d’odeur et du poids et de la présence vivante et souffrante d’une femme ? Il est urgent de proposer aux adolescents une autre vision du sexe et de l’amour que celle des femmes-orifices et des enculeurs-performance. On peut d’ailleurs se demander quels bons petits soldats dociles, quelles brutes obéissantes et conditionnées on cherche à faire des hommes, pendant qu’on transforme les femmes en animaux / objets méprisables et maltraités. Les chefs de guerre serbes dopaient leurs troupes aux films pornos avant de faire des descentes dans les villages ? Tout est fait pour que le spectateur onaniste reste enfermé dans l’ignorance de son propre corps et donc forcément aussi dans celle du corps de l’autre – en psychopathe qui non seulement ne réagit plus à la souffrance d’autrui, mais en jouit. La question du spectateur est : quelle humanité préparons nous, et voulons nous fabriquer des générations d’individus conditionnés, dociles, économiquement performants, prêts à tolérer n’importe quelle abomination de la part du corps social qui les entretiendra dans leur jouissance maladive?
    Amoureux de la chair, des odeurs, de la sueur, des infinis jeux du sexe, nous ne nous devons pas seulement d’informer nos semblables sur les violences de la pornographie industrielle. A nous de témoigner de notre joie de vivre dans le monde réel et de défendre avec délectation les formes infinies de la jouissance incarnée.
    La joie, plus forte que le gang bang.
    I.S.

  43. Barbara 15/03/2017 at 16:27 - Reply

    Bonjour,
    Je sais que mon conjoint regarde des films X tous les jours sur des sites pornos (il se lève plus tôt le matin avant d’aller travailler, se couche plus tard que moi le weekend…). Il ne va pas sur des chats, il se contente de regarder des vidéos. Le problème c’est qu’il ne sait pas que je suis au courant… Cela fait des mois maintenant que je suis tombée sur son historique, et depuis je surveille régulièrement… Si ce n’était que de temps en temps je comprendrais, mais là je m’inquiète… J’ai peur que ça empire. J’ai essayé de lui en parler à plusieurs reprises, mais je n’y arrive pas, j’ai trop peur qu’il se braque et qu’il me rejette en me disant que je ne lui fais pas confiance étant donné que je fouille dans son ordinateur… Et c’est plus fort que moi d’aller voir, afin de me rassurer qu’il n’aille pas plus loin… Au lit il me sollicite souvent, me dit à chaque fois que c’était super, mais est-ce qu’il le pense vraiment? Il pratique du sport, n’est pas du tout asocial, il sort souvent avec ses amis… Ai-je vraiment des raisons de m’inquiéter? Ou dois-je relativiser? Que faire? Dois-je aborder le sujet avec lui et risquer de détruire notre relation (qui dure depuis 5 ans), ou ne rien dire, et faire comme si je n’étais pas au courant?
    Merci par avance pour votre aide.

    • Sébastien 16/03/2017 at 01:03 - Reply

      Bonjour Barbara,

      Tu dois évidemment lui en parler et en aucun cas te taire car ton malaise par rapport à cela va finir par se faire ressentir tôt ou tard. De plus, tu dois absolument l’aider à se sortir de cela. S’il te fait des reproches quant à tes « fouilles », tu n’auras qu’à lui dire que c’est seulement suite à des changements de comportement de sa part que tu l’as fait et non pour le surveiller. Et puis ne te mets pas en position de coupable, il a été pris la main dans le sac, alors demande-lui pourquoi ne t’en a-t-il pas parlé? Car pour toi c’est sans doute vécu comme une trahison. Selon moi, c’est quasiment de l’adultère et du libertinage. N’essaie pas de vivre sans lui en parler car tu vas te faire du mal, lui aussi et vous allez vous faire du mal. Rien ne doit rester caché trop longtemps, c’est malsain
      Bon courage à toi et pense bien que tu l’aideras en en parlant avec lui.

  44. Bob 23/11/2017 at 16:18 - Reply

    J’ai essayé à plusieurs reprises d’arrêter, rien à faire.

    J’ai même installé des contrôles parentaux sur mon PC et mon iPhone et échangé les codes avec un ami dans la même situation, rien à faire.

    Je me masturbe parfois plus de 10 fois par jour… J’ai pourtant tout essayé, je me suis mis au sport pour être plus occupé etc mais c’est impossible de résister!

    Ma seule solution est d’avoir une copine, j’aurais envie d’être avec elle et seulement avec elle… Mais pour pouvoir trouver une copine je dois arrêter le porno… Un cercle vicieux!

  45. Clo 27/11/2017 at 23:18 - Reply

    Bonsoir;
    Je suis une fille accro a la masturbation depuis l’age de 8 ans ( oui oui cela est possible) et à la pornographie depuis l’age de 14 ans.
    J’ai 22 ans, je n’ai aucun problème dans ma vie sexuelle IRL ; mais je commence à me poser des questions.
    Je me masturbe tout les deux jours en moyenne, mon problème et que quand je commence j’ai du mal a m’arrêter ( je regarde jusqu’à 10 videos differentes)
    Je vis le reste tout bien, m’étant habituer a mon addiction et l’ayant gérer tot.
    Mais je ne sais pas comment canaliser sur le moment

  46. S. Invité 01/01/2018 at 23:47 - Reply

    Merci de nous ouvrir les yeux, je trouve cet article très intéressant. On sent l’expérience qui en découle et personnellement je vis aussi fortement l’isolement, entre autre certainement par cette addiction. J’ai une addiction à l’informatique en général et je regarde trop souvent me semble des films à caractère pornographique, même des hentai; ça me fait rire d’un côté car ce ne sont que des dessins animés mais bon…Chez moi ça marche aussi ^^.

    Cet article touche à des points dont je suis assez en accord par ma propre expérience. Le chapitre sur la chosification de l’être humain entre autre.

  47. Marc 19/01/2018 at 19:10 - Reply

    Bonjour à tous,
    J’aimerais faire part de ma situation, j’ai 29 ans et j’etais addict au porno et masturbation depuis l’age de 16 ans.
    Tous allez bien jusqu’à que je rencontre ma nouvelle copine, cela fait 1 ans que nous sommes ensemble et quand nous faisions l’amour tout étais parfait, jusqu’à que les problèmes arrivent…
    Problèmes d’erection, aucune envie de faire l’amour même quand elle me touche alors qu’avant dès qu’elle s’approchai c’était le feu.
    J’ai décider de stopper tous porno ainsi que la masturbation pour faire un sevrage total. Seul bémol après 9 mois de sevrage où j’ai quand même des rapports avec ma petite amie, l’envie n’es toujours pas revenu, il faut insister pour que j’ai envie, j’ai l’impression d’avoir le cerveau dans le brouillard, mon sexe n’es pas totalement dur…
    Pouvez-vous m’explisuer pourquoi sa met autant de temps pour que ma vie sexuel redevienne normal et si sa reviendra un jour?
    Merci beaucoup

  48. Marie 13/03/2018 at 13:59 - Reply

    Bonjour,
    Tout d’abord merci pour ce site et tous vos témoignages, je me sens un peu moins seule vis à vis de ce problème dans mon couple.
    Je suis très amoureuse de mon conjoint depuis treize ans et pourtant la pornographie me pourrie la vie. Je suis très vite tombée sur ses historiques de navigation et j’ai toujours su que le porno faisait parti de sa vie. Ça ne me dérangeait pas trop car moi aussi je visionnais quelques vidéos de temps en temps, mais avec les années tous mes beaux idéaux sur la sexualité se sont effondrés, je rêvais de communication, de partage, de découverte et surtout de confiance et je me retrouve face à un homme qui a honte de ses penchants et qui refuse la discussion. Je ne suis pourtant pas prude et assez ouverte
    J’ai tout essayé pour creuver l’abcès, l’humour, la douceur, la colère, même lui dire que je materai bien un porno avec lui rien n’y a fait.
    J’ai l’impression que ce tabou pourri notre amour à la racine car ça m’enlêve toute confiance. Je n’arrive même plus à le laisser seul tellement j’ai mal de savoir ce qu’il fait dès que je tourne le dos(résultat, il se cache au chiotte et ça me rend folle!).
    Sexuellement ça se passe plutôt bien même si je soupçonne qu’il n’ai pas vraiment la notion de ce que veut une femme, et oui à force de voir des actrices hurler de douleur en croyant qu’elles kiffent, mon homme a surement oublié les bases…
    Il me considère plus souvent comme une maman, une peluche ou une femme de ménage que comme une femme qui a des désirs, car je pense qu’il ne peut pas me voir comme les femmes qu’il mate. Du coup je me sens rejetée, laide et loin d’être à la hauteur de ce qu’il peut attendre…
    En tout cas, messieurs qui témoignez ici et êtes en couple, essayez de parler à vos femmes car les non dits et les mensonges n’ont jamais permis à personne de s’épanouir, alors qu’en ouvrant le dialogue tout peut s’arranger

  49. John 03/04/2018 at 21:20 - Reply

    Pourquoi ???

  50. ASELO 24/04/2018 at 11:17 - Reply

    Bonjour à tous,

    J’ai bien lu vos articles et vos témoignages et je peux vous affirmer une chose : la forte consommation de porno ou même moins conséquente entraîne forcément une addiction. Car ne nous mentons pas le porno est une drogue aussi dure que les autres au même titre que l’héroine, ou la cocaine. Je me considère aujourd’hui comme un pornodépendant car cela fait plusieurs années que je visionne des vidéos. Au début on se dit que c’est cool que cela donne plus de plaisir et qu’on va arriver à être des bêtes de sexe, des stars du porno mais c’est faux. C’est une drogue vicieuse invisible et dangereuse. Le porno est également une industrie qui se fait des milliards d’euros car chaque clics ou vidéos consommées leur rapporte de l’argent.
    J’ai eu la chance de prendre conscience de ces dangers, de l’isolement que les vidéos engendrent et de ses dangers sur mes relations avec d’autres filles (je souhaitais sans arrêt reproduire des films avec des petites copines ou des fantasmes). Et puis toute notre vision change, on en vient à chosifier les femmes peu importe comment elles sont (je ne pensais qu’à les reluquer sur leurs aspects physique. Alors messieurs ou mesdames qui prétendent que mâter un petit porno de temps en temps ne fait pas de mal ou provoque de la jouissance, c’est faux. Cela dégrade absolument tout, brise une relation et croyez moi provoque une très faible estime de soi. Aujourd’hui j’ai la chance de m’être sevré de cette drogue, de m’en affranchir car elle détruit les relations de couple.

    Guillaume

  51. Je suis une femme 07/06/2018 at 01:55 - Reply

    Bonjour, merci pour ce site et pour tous vos témoignages.
    J’ai commencé à me masturber vers 16 ans avec de la pornographie. Puis je me suis laissée entraîner dans ce cercle vicieux sans m’en rendre compte. Dès que je n’avais rien à faire je le faisais. Et très vite j’ai trouvé des excuses pour me retrouver dans ma chambre à n’importe qu’elle heure. Cela m’a poussé à mentir à mes parents. A raison de plusieurs fois dans la journée et plusieurs heures pendant le week-end et les vacances.
    Maintenant j’ai 20 ans et cela fait 10 mois que j’ai pris conscience de mon addiction. En septembre, je suis devenue étudiante, habitant dans une colocation, la décision c’est imposée à moi : or de question de continuer ! Et comme toutes addictions il y a bien évidemment eu des « rechutes », et il y en a encore…
    Cette lutte acharnée m’épuise (à force de culpabilité et d’échec), ça gâche ma vie. Les études étant fini, retour à la maison, accès à la télé avec toutes ces images, dans les pub, les films, les émissions… j’ai l’impression que le monde entier est tournée vers le sexe et ça m’est juste insupportable !
    J’en ai marre de me sentir mal quand je suis en famille ou avec des amis.
    J’en ai parlé avec ma mère qui ne m’a pas trop comprise et à un médecin qui n’a pas su quoi faire.
    Bref c’est la merde !!!
    Je ne sais pas si c’est lié mais j’ai des accès de colères assez fréquent voir quotidien quand je suis chez mes parents.

  52. GLagafe 27/07/2018 at 20:24 - Reply

    Bonjour à tous et à toutes,

    Tout d’abord je tiens à remercier tous ces hommes et femmes qui ont partagé un moment intime avec nous tous. Cela demande du courage. Que ce soit pour ou contre, vous avez dit vos opinions et c’est très courageux.

    Je remercie aussi l’auteur de ce site. Cela prend aussi du courage pour écrire un site qui parle d’un sujet aussi tabou que la pornographie. De nos jours nous désensibilisons le sexe et la société dit que tout est normal; normal de se masturber, normal d’avoir plusieurs partenaires, normal de regarder du porno et pire du porno avec sa compagne ou son compagnon. Tout ce qui était mal hier est devenu acceptable et accepté aujourd’hui.

    La pornographie est une dépendance qui est très insidieuse. Au contraire de l’alcool et des drogues dures ou du cannabis, cela ne se voit pas que vous êtes accro au porno. Un homme d’affaire respecté pourra continuer de gérer son entreprise tout en étant accro au porno. Par contre, cela sera certainement plus difficile si ce même homme est un alcoolique ou un drogué au cannabis ou à la marijuana.

    Depuis plusieurs années je me débat contre cette dépendance et il est très difficile de résister. Mais il y a un moyen d’en sortir.

    Tout d’abord il faut avoir le courage d’enlever toutes choses qui peut vous inciter à regarder de la pornographie.

    – J’ai fait enlever par mon distributeur de service télé, les chaînes à la carte. Donc je n’ai plus accès à des films porno.
    – J’ai mis des et non un, des logiciels anti-porno sur mon PC, mon portable et mon cellulaire.
    – J’ai jeter tous les magasine porno
    – J’ai effacé tous les films porno que j’Avais sur mon PC.

    Il faut vraiment prendre le porno au sérieux comme si votre vie en dépend. Si vous êtes saoul et que vous conduisez votre voiture vous risquez d’avoir un accident et de perdre la vie en plus de tuer d’autres personnes. Considérez le porno de la même manière que l’alcool ou toute autre drogue. Il faut être dur avec votre corps et avec vos pensées. Car tout se joue dans vos pensées.

    Le problème avec le porno c’est que même si vous n’avez pas d’image sur votre écran vous pouvez aller chercher des images dans vos pensées. Il faut renouveler vos pensées avec de bonnes pensées. Malheureusement il n’existe pas un bouton « EFFACER » pour remettre à zéro vos pensées. Il faut résister. Et si de mauvaises pensées arrivent, allez dehors prendre une marche, téléphoner à un ami ou une amie qui connait votre problème. Ne restez pas seul. C’est lorsque vous êtes seuls, fatigué, découragé ou que vous avez une mauvaise conscience ou reçu une mauvaise nouvelle que ce genre de pensées arrivent. Et alors vous vous dites que le seul moyen de se consoler est d’aller dans le porno. Ensuite, vous vous dégouttez d’avoir encore céder et vous vous apitoyez sur vous-mêmes et vous vous dites que vous ne recommencerez plus… jusqu’à la prochaine fois.

    Comment je sais cela. Je suis passé par toutes ces épreuves et tous ces sentiments. Donc je connais ce par quoi vous passez et je peux vous dire que c’est désagréable d’être esclave de la pornographie. Je le suis encore mais je me dirige vers le chemin de la liberté car j’ai pris une décision. Comment être sincère et fidèle avec ma future femme si je continue à aller vers des prostituée.

    A chaque fois que vous regardez de la pornographie et que vous prenez plaisir vous trompez votre femme ou votre mari. Vous commettez l’adultère car vous pensez dans votre tête d’avoir du plaisir avec cette personne. Cela revient à avoir des rapports sexuels avec cette personne même si cela n’est pas réel.

    Plusieurs d’entre vous parlez que vous ne jouissez plus de relation sexuelle saine avec votre partenaire et que vous avez de la difficulté à avoir une belle relation amoureuse. Ne cherchez pas plus loin. Mais ça vous le savez déjà. N’est-ce pas. Alors qu’est-ce qui vous empêche d’être libéré de la pornographie. Ce que j’ai pu constaté c’est que dans un certain sens je me plais dans le porno. C’est la raison pour laquelle je reste dans cette addiction.

    Maintenant que faire. Il faut prendre une décision ferme et tenir. Si vous n’arrêtez pas cela, vous continuerez à être dans ce cercle vicieux qu’est le péché, la repentance, le péché, la repentance. Vous devez prendre une décision ferme et vous y tenir. Et si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour votre mari ou votre femme ou encore pour votre futur mari ou votre future femme. Et si cela ne fonctionne toujours pas, faites-le pour votre Père céleste, Dieu. Oui vous avez bien lu, Dieu.

    Un dernier mot. Fuyez l’inconduite sexuelle et résister aux pensées mal saines et vous serez libre. La vérité vous rendra libre et vous ne trouverez pas cette vérité dans la société qui vous dit que vous pouvez faire toutes ces choses et que tout ceci est normal. Si vous voulez vous en sortir vous devez aller à contre courant. Vous allez certainement vous faire critiquer parce que vous avez décidez de rester pur et de garder votre corps pour votre époux, épouse ou futur époux, future épouse. Mais vous aurez une récompense; d’avoir la liberté en Christ. Amen.

    J’espère que ces paroles vous aideront et que vous pourrez marcher sur le chemin de la guérison. Si vous désirez en parler vous pouvez m’écrire à glagafe2000@gmail.com.

    Je remercie l’auteur de ce site et je l’encourage à continuer dans cette voie. Que Dieu vous bénisse et vous guide dans votre cheminement vers la pureté sexuelle.

    JMK

    • Thierno 03/09/2018 at 15:41 - Reply

      Merci vous avait bien que Dieu vous bénisse

  53. Jean 30/07/2018 at 20:00 - Reply

    Bonjour à tous

    J’ai 26 ans et je suis moi aussi (sic !) addict au porno.

    Si je prends la peine de mettre ce commentaire, c’est pour signaler une dérive qui, je pense, est plus courante qu’on ne le croit mais que je n’ai encore vue nulle part. Au cours de ces quatre années d’addiction (bien que modérée), j’ai remarqué que la pornographie pouvait également être un dérivatif ou un refuge. Je m’explique : à l’instar de certaines filles qui se scarifient (ou de certains garçons !) la pornographie peut devenir un dérivatif pour canaliser une émotion trop difficile à gérer, comme un sentiment d’échec ou même parfois des problèmes personnels soudains. Cela m’est arrivé plusieurs fois, et parfois même pour des trucs bêtes comme un film trop prenant qui finissait mal, alors pour me remettre les idées à l’endroit, hop ! On se sent mal après, mais ça fait moins mal et au moins on sait pourquoi !

    Je pense qu’il faut en tenir compte dans sa démarche de sevrage : il faut prévoir une « issue de secours », quelque chose à faire lorsqu’on tombe dans une situation de vulnérabilité.

    En tout cas, merci pour votre site et ses précieux conseils !

    Juste une petite remarque : lisez le commentaire de Sami de Jésus plus haut, sur l’envers du décor des films pornos, qui peut vraiment aider à prendre conscience de l’horreur que cela peut être !

    Cordialement,

  54. Mouss 29/08/2018 at 10:08 - Reply

    Merci pour ses conseil je sais que je le suis depuis plus de 5 ans et que ça en impacte mes relation et ma vie professionnel très souvent en retard au travail et je pretexte des insomnie à mon chef

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