Pornographie : à 16 ans, je passe à autre chose

//Pornographie : à 16 ans, je passe à autre chose

Hey ! Je viens de tomber sur ce site après de molles recherche sur le net qui se sont étalées sur plusieurs mois… Je me cachais mon addiction à moi-même. Je m’appelle Mose, j’ai 16 ans depuis 2 mois.

Je consomme de la pornographie depuis la 6ème

Un pote m’avais demandé si j’étais cap ou pas cap. Au début, je ne faisais que regarder. C’était bien avant la puberté !
Puis mes parents on regardé dans mon historique, et j’ai passé un moment horrible lorsqu’ils m’en ont parlé, en contemplant leur déception. J’ai arrêté.

Puis j’ai repris en 5ème, toujours sans masturbation. La consommation du porno « soulageais » la souffrance que je vivais au collège. Mais je me sentais coupable et mal honnête vis-a-vis de mes parents, je savais que c’était « mal ». Alors j’ai stoppé.

J’ai repris une seconde fois en quatrième, dans un nouveau collège. Mon frère (jumeau, dans la même classe que moi), alors en souffrance, m’avais annoncé fier de lui qu’il avais commencé le porno. J’ai craqué, plus ou moins conscient que je poursuivais le même comportement qu’un drogué.

Je suis parfaitement d’accord avec Florent, la consommation de pornographie provoque l’isolement, mais il faut aussi avoir en tête que la réciproque est vraie ! Une personne qui avait déjà consommé ou été confronté au porno, quand elle est isolé ou en souffrance, peut s’y remettre en désespoir de cause.

Et en avant masturbation triste ! Depuis lors, je consomme. Plus ou moins fréquemment, en moyenne une fois par jour.

J’ai arrêté

Ma copine est partie de chez moi il y a une semaine. Nous sommes ensemble depuis 5 mois, et nous sommes fous amoureux l’un de l’autre. Et bah je vais vous dire, je n’ai pas totalement pu lâcher prise sur notre plaisir commun, stress peut être, mais j’ai été « boulimique », toujours vouloir plus, etc… Comprenant que c’était malsain de ma part, je me contenais. Je n’ai pas connu la jouissance avec elle. J’ai passé avec elle le meilleur moment de ma courte vie, de réels moments de complicités et d’émotions. Mais qu’en aurait-il été si je n’avais pas connu le porno et son sexe débridé ?

Je me suis souvenu avant-hier d’une info piochée sur le net, comme quoi le porno donnais une sexualité terne et non-naturelle. Depuis j’ai stoppé (cela me dégoutais, j’ai quitté dans la minute).

Au collège et au lycée, tous, et je dis bien tous, les garçons regardent du porno. Je n’en connais pas un seul qui n’en consomme pas moins d’une fois par semaine. Ça mine littéralement la sexualité dès la puberté. Et ça a sûrement du ternir la mienne, même si je n’aime pas du tout y penser !

Le life management ou développement personnel

Je m’intéresse de très près au développement personnel, que je vous conseille fortement, histoire de vous changer les idées et d’apprendre à vous éloigner de cet univers proprement magnétique. J’y ai également découvert la PNL (programmation neuro-linguistique), utilisée en psychanalyse, avec laquelle nous pouvons lâcher prise et de prendre de nouveaux comportements par rapport à des évènements tristes et « glauques » de votre vie, ici la consommation de pornographie.

J’y ai également fais la découverte de l’hypnose éricksonienne, thérapie utilisée pour l’arrêt des drogues, et pour un tas d’autre choses toutes aussi saines d’ailleurs. Si vous n’osez pas en parler à un hypnothérapeute, il y a l’auto-hypnose, où c’est vous même qui vous auto-conditionnez à ne pas consommer de la chair à l’écran. Mais tout ça, c’est seulement pour ceux qui ont l’esprit assez ouvert pour arriver à se détacher du cliché du magicien vaudou qui lève son armée de zombie par le contrôle mental. ;)

Voilà, j’espère que j’ai ouvert des portes à ceux qui en avaient par trop de fermées.

 

Je vais rester sur ce site, il m’a l’air plutôt complet, et l’ambiance est bien moins à la dépression ou a l’apitoiement que sur les autres !

Bonne continuation, et bon combat ! Je suis sûr que je vais réussir à sortir durablement de l’orbite de la pornographie, et je suis sûr que vous aussi, et oui, si vous êtes déjà sur ce site c’est que vous avez de la volonté à revendre !

 


 

FlorentMerci Mose pour ton témoignage et tes encouragements. Je ne sais pas si on peut parler d’addiction à 16 ans. C’est une question souvent posée. Je ne suis pas addictologue. En revanche, ce que je sais, c’est que si tu as le désir d’arrêter une pratique et que tu n’y arrives pas, ça peut être cause de souffrance.

J’avais déjà entendu parlé de l’hypnose Eriksonienne en particulier avec l’auto-suggestion verbale. Pourquoi pas, ça me semble être une sorte de méditation en mode mindfulness qui est très bénéfique.

Enfin, à 16 ans, les hormones travaillent un maximum, mais elles bossent toute la vie… Après, le poids de l’habitude est de plus en plus lourd : lire à ce sujet si jeunesse savait, si vieillesse pouvait.

 

2 Comments

  1. JackieChoun 26/02/2015 at 12:41 - Reply

    Hello,

    Sacré maturité, à cet âge là, c’est plutôt rare et ça fait plaisir à voir.
    Sinon j’ai lu l’article de A à Z, et je dois avouer qu’il y à des choses intéressantes, et je suis intrigué par l’hypnose Eriksonienne. J’avais pensé déjà à l’hypnose mais je ne m’étais jamais documenté dessus, car pas tout à fait convaincu. Mais je vais me renseigner là dessus.

    Par contre Florent, je ne te suis pas trop sur le fait qu’à 16 ans, on ne peut pas parler de dépendance. Perso, je ne me considérais pas comme tel car je me voilais la face à cet âge là, mais je l’étais bien. Les symptômes étaient les mêmes pour moi à cette époque déjà. Surtout sur le dégoût de soi même après le porno.

    Bon article !

    • Florent 01/03/2015 at 10:48 - Reply

      Oui, Jackie, tu as raison. 16 ans, on commence à tomber dedans. C’est aussi le bon moment pour passer à autre chose.

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