Pour le savoir, pas besoin d’appeler un ami, il suffit de répondre honnêtement à quelques questions. D’un point de vue général, Aviel Good-man, psychiatre américain, a proposé en 1990 ses critères pour définir l’addiction :

  • Impossibilité de résister à l’impulsion de s’engager dans le comportement
  • Tension croissante avant d’initier le comportement
  • Plaisir ou soulagement au moment de l’action
  • Perte du contrôle en débutant le comportement
  • Cinq des critères suivants ou plus :

Préoccupation fréquente pour le comportement ou l’activité qui prépare à celui-ci
Engagement plus intense ou plus long que prévu dans le comportement
Efforts répétés pour réduire ou arrêter
Temps considérable passé à réaliser le comportement
Réduction des activités sociales, professionnelles, familiales du fait du comportement
L’engagement dans ce comportement empêche de remplir des obligations sociales, familiales, professionnelles
Poursuite malgré les problèmes sociaux
Tolérance marquée, c’est-à-dire besoin d’augmenter l’intensité ou la fréquence pour obtenir l’effet désiré
Agitation ou irritabilité s’il est impossible de réduire le comportement

  • Plus d’un mois ou de façon répétée pendant une longue période

Voici un petit test inspiré de orroz.net avec des petites cases à cocher selon vos réponses :

Vous consultez régulièrement des contenus pornographiques (images ou textes)
Vous visionnez fréquemment des vidéos X
Vous êtes abonné à des sites ou chats en ligne liés au sexe
Quand vous vous sentez excité, vous avez du mal à résister
Vous êtes nerveux ou irascible avant et après le passage à l’acte
Juste avant de satisfaire à ce désir, vous devenez fébrile et très excité
Vous passez des heures à surfer sur Internet sur des sites pornos
Vous avez déjà vu des scènes que vous n’auriez pas voulu voir et qui vous dégoûtent
Après avoir éjaculé, vous vous sentez las
Parfois, vous éprouvez de la culpabilité ou de la honte
Vous écourtez vos soirées entre amis pour rentrer chez vous et satisfaire à vos désirs
Vous vous levez en pleine nuit ou au petit matin pour surfer
Vous n’osez pas en parler, votre entourage n’est pas au courant,
En couple, votre partenaire souffre parfois de votre caractère sombre ou irritable
Avec votre partenaire vous faites semblant que “c’est génial” sexuellement
Célibataire, vous avez du mal à débuter une relation affective
Vous vous masturbez ainsi plusieurs fois par semaine, voire par jour
Vous avez déjà essayé d’arrêter sans y arriver
Vous vous êtes déjà masturbé dans des lieux publics (toilettes, transports…)
Vous vous sentez perdu et désespéré d’un jour arriver à vous contrôler

cases cochéesRésultat
< 5vous n’êtes pas porno-dépendant, ne culpabilisez pas trop mais attention, en quelques années, on passe vite d’une fois par mois à deux fois par jour !
5 <vous êtes en train de devenir accro. Prenez-en conscience rapidement et parlez-en à quelqu’un (un proche ou un psy).
15 <pas de doute, vous êtes profondément accro à la pornographie. Prenez des dispositions concrètes pour sortir de cette dépendance avant que les dégâts ne soient plus importants dans votre vie.

 

En conclusion, j’ajoute que ces critères ne sont pas à prendre au pied de la lettre, tout ne se quantifie pas, surtout l’addiction. Elle est d’abord une souffrance personnelle de ne pas arriver à se contrôler et de consommer ce qu’on ne veut pas (ce que l’on appelle le craving). Un phénomène qui altère la liberté de choisir de ne pas agir d’une certaine façon.

C’est une souffrance personnelle – et donc subjective – due à l’incapacité de se maîtriser.

Et il faut aussi pouvoir prendre en compte la souffrance de son entourage !

Partage, de près ou de loin tous sont concernés !
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