Vous vous rappelez certainement mon article sur Minus et Cortex : le cerveau reptilien et le cerveau intelligent. Si c’est le cas, vous devez vous souvenir que la dépendance au porno rend le cerveau reptilien accro à ses shoots d’endorphine et de dopamine.

Cette information m’a tout retourné. J’ai commencé à comprendre le fonctionnement physiologique de la méthode que j’ai suivie pour sortir de l’addiction aux images X. Ça n’est pas trivial !

Dopamine et endorphine, rappels

La dopamine gère les émotions, le self estim, la motivation, le système de récompenses, et plein d’autres agréables !

L’endorphine, quant à elle, est l’hormone du bien-être par excellence. C’est elle qui est libérée suite à l’orgasme, à une activité physique intense. Elle agit comme une morphine naturelle (d’où son nom en « phine »).

Le cerveau reptilien, ce cheval sauvage

Dans la suite de ce billet, je comparerai le cerveau reptilien de l’addict à un cheval sauvage. Il galope sans arrêt n’importe où sur le Web pour avoir son shoot d’hormones. Il n’écoute pas l’homme mais uniquement la bête qui est en lui.

Cette comparaison a bien sûr des limites : un cheval sauvage en liberté, c’est beau, c’est super. Le capturer, c’est moche, c’est pas beau. Mais s’il vous plaît, laissez moi filer ma métaphore jusqu’au bout, vous comprendrez mieux l’idée que j’ai.

Notre cheval qui galope... dans un enclos.

Notre cheval qui galope… dans un enclos.

L’apprivoiser

Apprivoiser ce cheval en ce qui concerne la consommation sans fin de pornographie et de branlette, c’est lui apprendre à réguler ses demandes de dopamine et d’endorphine. Pour réguler ce cheval et utiliser sa force pour des choses utiles et sympas, il faut commencer par l’empêcher de courir n’importe où. Mettez-le dans un enclos. C’est les gardes fous que je vous propose de vous mettre pour ne pas aller où vous ne voudriez pas (sur le Web ou ailleurs).

S’il s’échappe de temps en temps, rattrapez le sans arrêt avec patience et reconstruisez la clôture plus solide encore (voir pour ça les tutos).

Ensuite, pour qu’il finisse par être content d’être avec vous, il faut fournir à votre cheval :

  • des carottes et des friandises,
  • une source régulière d’endorphine et de dopamine.

Les carottes

Ce sont les petits plaisirs du quotidien. Une bière, une BD, un ciné… Ne laissez pas passer une journée sans lui en offrir.

S’il vient de s’échapper, privez le exceptionnellement une journée, mais dès le lendemain, hop un petit plaisir agréable. Il faut lui faire comprendre que la vie avec vous c’est cool et qu’il n’a pas besoin d’aller galoper n’importe où ce galopin !

Les sources alternatives d’endorphine et de dopamine

Ce sont les sources plus fortes et plus durables de plaisirs. Il s’agit de mettre en place un cercle vertueux.

La curiosité : l’apprentissage de quelque chose de nouveau fait que notre cerveau produit de la dopamine. Cette production de dopamine provoque un sentiment de bien-être et maintient le moral à un bon niveau.

Le sport : au bout de 25 minutes d’exercice physique, l’organisme sécrète des endorphines. Leur effet sur l’organisme est court, mais c’est déjà ça, au fur et à mesure, le cheval sauvage trouvera ça suffisant. La pratique régulière d’un sport d’endurance augmente aussi le nombre de récepteurs à la dopamine. Il a par ailleurs été prouvé que l’augmentation des activateurs des récepteurs dopaminergiques augmente la curiosité des individus mésanges.

Ainsi le sport créé un pic de dopamine sur le court terme mais en plus, il augmente le nombre de récepteurs dopaminergiques. Ce qui provoque plus de curiosité et d’ouverture au monde. On apprend de nouvelles choses, on produit plus de dopamine. C’est un cercle vertueux ! A condition que le sport ne devienne pas lui aussi une addiction !!

Voilà, vous savez tout et êtes prêts pour devenir de vrais cow-boys !

  • enclos
  • carottes
  • hormones
  • et… patience!
Patience ! :)

Et oui… patience ! :-p

Partage, de près ou de loin tous sont concernés !
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