Je m’appelle Désiré, j’ai 29 ans aujourd’hui. Cela fait 3 mois que j’ai arrêté le tabac. J’en suis à mon 3e essai et c’est le plus long aussi. J’aime abuser de tous les petits plaisirs de la vie : je suis également en surpoids. Je suis du continent Africain d’une classe sociale moyenne je dirais cela vous aidera mieux dans la compréhension de la suite.

Le porno en famille avant mon adolescence

Je suis tombé dans le monde de la pornographie à l’âge de 7 ou 8 ans par hasard et ce fut avec ma soeur aînée. Pendant que je nettoyais les armoires, je suis tombé sur une VHS isolée du meuble prévu à cet effet. J’en parlais à ma soeur bien après et à partir de là ma mémoire n’est pas claire mais ce que je sais pour sûr c’est que nous avons finalement visionné cette cassette un jour où une majorité de cousins et cousines étaient en vacances chez nous : imaginez 8 enfants dont le plus âgé avait 14 ans. Nous étions tous là, filles et garçons à regarder ce film porno, puis dans un dernier élan protecteur l’un des aînés a eu la lucidité d’arrêter. Mais cela est intervenu après 2 scènes autant dire que le mal était fait. Par la suite une sorte d’attirance est née entre tous les protagonistes : nous voulions essayer ce qui avait été vu. Je vous épargne les détails sordides et choquants.

Un jour, les aînés de plus en plus conscients, ont rejeté cet acte entre frères et soeurs et laissé les plus jeunes comme moi dans une dépendance. Petit à petit les gens sortent du cercle et je reste seul.

Ma porno-dépendance continue et s’aggrave

À l’époque je suis dans des internats religieux catholiques – tu parles – c’est le règne de « penthouse » qui prévaut et chacun s’en donne à coeur joie. La preuve physique ce sont ces pages collées par de la « glue » naturelle. Puis vint Internet finalement vulgarisé chez moi par le phénomène des cybercafés et le début de la vente des CD piratés de film X.

En bon glandeur et adolescent difficile, je traîne chez des potes plus libres : je me frottais à de la pseudo racaille et je matais du porno à longueur de journée.

La troisième et dernière étape fut évidemment le smartphone, l’ADSL illimité, bref Internet haut débit vous en savez plus que moi.

« J’ai arrêté le shit et le tabac, je peux battre le porno »

Quand tu crois avoir touché le fond tu n’es qu’au plafond d’un abîme encore plus profond. J’ai eu une copine avec qui le sexe était intense et brisait quelques frontières mais depuis c’est le calme plat les autres étaient plus mesurées. Finalement aujourd’hui je me retrouve isolé honnêtement je suis pas si mal mais je suis seul ça fait 6 ans que j’ai pas vraiment de copine j’en ai eu deux malheureusement elles vivaient dans mon pays d’origine là je suis étudiant à l’étranger et c’est un désastre. Aux problèmes liés à la vie à l’étranger s’ajoute le porno et la masturbation comme exutoire, la masturbation est souvent pour moi un moyen de déstresser.

Mais par dessus tout je reste convaincu que la masturbation prive l’homme d’un facteur de persuasion. J’ai toujours fui la difficulté si une fille me complique les choses je trouve une excuse et conclu immédiatement que je ne l’intéresse pas ; et honnêtement aussi loin que je me souvienne toutes les copines que j’ai eu, l’ont été avec le concours de mes amis qui parlaient presque pour moi ; je n’ai quasiment jamais ou même jamais conquis une femme par moi même sans intervention. La preuve c’est qu ‘ici à l’étranger je n’ai eu aucune relation il a fallu que j’aille en vacances chez moi pour rencontrer des filles par l’intermédiaire de mes amis. Conclusion le porno rend moins endurant aux obstacles que nous mettent les femmes car il fait d’elle un objet prêt à la consommation et qui ne dit jamais non ! Or dans la vrai vie j’ai constaté que les femmes disent non, qu’elles soient intéressées pour engager une relation ou pas.

Merci à tous et soyez forts. Si j’ai arrêté le shit et le tabac, je peux battre le porno et ses dérives.

Partage, de près ou de loin tous sont concernés !
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