Maïa Mazaurette nous a proposé il y a 3 semaines un article sur GQ. Addiction à la pornographie : c’est dans la tête.

Je vous propose une réaction sur quelques points clés qui m’ont interpellés.


« Ça n’a rien à voir avec la quantité regardée »

Effectivement, ce n’est pas forcément la quantité qui importe. En effet, une étude de janvier 2014 commandée à IPSOS par un site porno a montré que 7% des français – oui oui, 7% – consomme de la pornographie tous les jours de la semaine. Du lundi au dimanche et du dimanche au lundi. On argue donc que ce n’est pas la quantité qui compte mais cependant, un peu de bon sens suffit pour s’interroger sur la liberté qu’ont ces 7% de la population de se passer de X. Je pose la question.

Même chose avec le tabac, impossible de se passer d’une cigarette dès que l’opportunité se présente. S’il n’y avait pas d’étude sur l’addictologie au tabac, je me poserais tout de même la question sur la liberté de ces gens vis à vis de la clope.


« C’est de la pure pression sociale »

Appelons cela comme on veut. Ce n’est pas ce que les autres (qui ne sont pas liés au consommateur) en pensent qui est important. C’est ce que l’individu concerné vit qui est important. Ce que perçoit son conjoint qui l’est également.


« Addiction à la pornographie : c’est dans la tête »

Là, pour le coup, je suis d’accord. Le problème est quelque part dans la tête entre les hormones et le vécu personnel de sa sexualité. Il est possible de résoudre ce souci en retrouvant petit à petit sa liberté de consommer ou de ne plus consommer de X. Ou, si l’on veut être moins englobant, de consommer ou de ne plus consommer tel ou tel type de pornographie.

Car oui, la pornographie propose – aussi – de vraies dérives :

  • les mises en scènes de viols,
  • les rapports sans consentement au petit matin,
  • les rapports incestueux mis en scènes,
  • etc.

« Un discours tempéré manque à ces débats : simplement arrêter de dire aux autres ce qu’ils ou elles devraient ressentir »

Encore une fois, d’accord avec cela. L’idée n’est pas de dire aux gens ce qu’ils doivent ou ne doivent pas ressentir. L’idée est, au contraire, d’amener ces personnes à se poser des questions sur ce qu’elles voient, ce qu’elles sont et ce qu’elles veulent être.

Arrêter de regarder du porno n’est pas une fin en soi. Ce qui est une fin en soi c’est d’arriver à se maîtriser.

En somme, un accro n’est pas forcément malheureux parce qu’il regarde du porno.
Non

Un accro est malheureux d’abord parce qu’il n’arrive pas à arrêter de regarder du porno.
Nuance

Partage, de près ou de loin tous sont concernés !
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